De nos jours, en France, on parle de la troisième vague, c’est un renouveau dans le renouveau qui insiste plus particulièrement sur les signes, les miracles. Mais beaucoup (charismatiques eux-mêmes) ont du mal à s’y reconnaître !
Au fond, je pourrais me poser la question : avons-nous failli ? avons-nous été infidèles à l’Esprit de Dieu ? Ephraim, fondateur de la communauté des Béatitudes a souvent dit que l’approfondissement du renouveau charismatique, c’est le renouveau mystique (comprendre renouveau d’une relation profonde, personnelle avec Dieu et non pas forcément des visions, lévitations...) C’est ainsi que je comprends l’étape actuelle, bien sûr des signes sont toujours donnés afin d’inviter ceux qui ne croient pas à la connaissance du Christ...
Mais l’invitation profonde de l’Esprit est et demeure de « connaître Dieu et celui qu’il a envoyé, Jésus Christ », voilà la vraie vie. Ou comme st Augustin, il est temps pour le renouveau de ne plus chercher à l’extérieur celui qui est à l’intérieur de nous...
Vivre la Pentecôte, c’est donc laisser l’Esprit Saint travailler en nous afin que nous rencontrions l’amour du Christ comme une personne qui nous fait face, nous invite et finalement nous appelle à lui ressembler. C’est aussi se laisser entraîner à la suite de Jésus dans cette immense aventure de l’Eglise qui, dans ce monde, malgré ses pauvretés, porte de toutes ses forces le message de l’Evangile.
Notre pente dangereuse, comme charismatiques, serait de nous installer dans une prière de louange énergique, certes, mais désincarnée, hors de l’Eglise réelle, restant d’une certaine façon hors de nous-mêmes dans la joie de goûter l’expérience des charismes et oubliant d’incarner cette rencontre déterminante avec Jésus dans l’épaisseur de notre vie. A quoi bon vraiment chanter : « Viens Esprit de sainteté », si nous ne faisons pas ce qu’il dit : « allez de toutes les nations faites des disciples ? »
Demandons sur nous-mêmes et sur l’Eglise un fort esprit de sainteté, afin de transformer nos vies, nos actions, notre façon de vivre en communauté, en Eglise, afin que nous devenions vraiment les apôtres dont notre monde a besoin.
P. Alexis
Bonjour Père Alexis et bonjour soeurs et frères en Jésus-Christ. Nous devons vivre les Charismes reçu à l’exemple des Apôtres.
Aujourd’hui, commémoration du jour de la Pentecôte .Remercions le Dieu Trinitaire de nous avoir baptiser de son Esprit.
Ce baptême de l’Esprit de Vérité (Esprit-Saint) nous le recevons dans le mesure de notre bonne volonté à vivre notre Baptême de l’eau.
Je crois que par le Baptême de l’eau ,nous prenons la décision d’être lavé du péché originel ;c’est-à -dire, celui de l’orgueil et tout ces dérivés
La Baptême de l’eau reçu à notre naissance, a pour signification première , la décision de passé de l’orgueil à l’Humilité ,en pratiquant l’enseignement de Jésus (le Sermon sur la Montagne (Matt 5 à 8 exclusivement)
Jésus est mort, par Amour pour nous sur la Croix , par cette souffrance, Il nous a lavé de notre des conséquences du péché d’origine.
Comme Jésus ,par la Grâce du Dieu Trinitaire notre résurrection, notre nouvelle naissance est arrivée !
Elle est arrivée ,en ce jour de notre Pentecôte ;tout comme elle le fût au Cénacle pour les Apôtres .
La grandeur de notre Pentecôte , fût ,ou elle le sera pour nous ,dans la mesure de notre Humilité à recevoir ce Baptême de l’Esprit.
Le jour de cette Pentecôte historique , Maman-Marie était au Cénacle ; Elle la Demeure permanente du Dieu Trinitaire avait déjà reçu le Baptême d’eau et d’Esprit avant sa naissance par la Grâce de Dieu le Père ,par la grâce du Christ, le Fils et par la grâce de l’Union d’Amour du Père et du Fils ,l’Esprit-Saint.
En ce jour de la Pentecôte, demandons au Dieu Trinitaire de renouveler en profondeur notre Baptême de l’Esprit ; Demandons -Lui, Humilité ,l’ouverture d’esprit enseigné par Maman-Marie aux âpôtres afin de mieux recevoir cet Esprit de Vérité, envoyé par son Fils ,le Fils de Dieu ,Jésus.
Marcel Reno Hogan,disciple de Jésus.
Le chemin de la Perfection
Je croyais qu’il m’était impossible de mieux comprendre la perfection.
Plus on avance sur ce chemin, plus on se croit éloigné du terme ; aussi j’accepte de me voir toujours imparfaite et j’y trouve ma joie.
« Sainte Thérèse d’Avila »
On parle de plus en plus d’une « troisième vague » dans certains milieux « charismatiques ». Apparue dans les années 1980 aux États-Unis, elle semblerait en voie de toucher l’Europe. Et la France aussi.
Mais de quoi est-elle constituée ?
Essentiellement de déçus - ou de déchus - du pentecôtisme classique et de différentes mouvances charismatiques. Certains d’entre elles, à partir de 1950, ont touché de proche en proche les principales églises protestantes d’Amérique du Nord pour finir, en 1967, par atteindre l’Église catholique, à l’Université de Duquesne, prenant ensuite la forme d’un mouvement ou plutôt d’un courant.
Recevant à Rome, le lundi de Pentecôte 1975, 10 000 catholiques se reconnaissant dans ce renouveau charismatique apparu dans l’Église, Paul VI leur avait déclaré : « Comment ce renouveau charismatique ne pourrait-il pas être une chance pour l’Église ? ». Plutôt que d’une approbation sans réserve ou d’une reconnaissance immédiate, il s’agissait d’abord d’un accueil franc et d’une réelle ouverture...
Depuis bientôt 40 ans, le renouveau a su et pu porter de nombreux fruits dans le cÅ“ur et la vie de beaucoup de catholiques : redécouverte de l’Esprit Saint et des dimensions tant institutionnelle que charismatique de l’Église, expérience de la prière de louange, naissance de communautés nouvelles, nouvel engagement missionnaire, redécouverte des charismes, etc. Et l’on ne peut que s’en réjouir. Jean-Paul II, à plusieurs reprises, l’a lui-même vivement encouragé. Benoît XVI aussi comme cardinal Ratzinger, officiellement ou non.
Cependant, pour trois raisons majeures, cette « troisième vague » risque d’être mortelle, par amalgame, pour ce courant de renouveau charismatique dans l’Église catholique :
1. Elle reprend assez souvent des pratiques les plus contestées du pentecôtisme primitif : repos, transes, rires et danses dans l’Esprit, ainsi que de nombreuses autres manifestations affectivo-sensibles ;
2. Elle met une emphase bien trop exagérée sur l’expérience du « baptême dans l’Esprit » et sur l’exercice des charismes compris de manière fondamentaliste ;
3. Elle pratique, au nom de la « communion », un Å“cuménisme fusionnel et flou, une prédication primaire et simpliste, un apostolat plus prosélyte que missionnaire.
Saint Jean de la Croix, dans le contexte de son époque, avait déjà mis en garde contre une excessive recherche et spiritualisation des charismes. Docteur de l’Église, son enseignement reste valable. Il conseillait de ne pas trop s’attacher aux visions, révélations, paroles intérieures, sentiments spirituels excessifs : « Quant à les désirer, les demander, ce ne serait pas seulement une sottise, ce serait offenser Dieu. En nous donnant son Fils, sa Parole dernière et définitive, il nous a tout dit ensemble en une fois et il ne reste plus rien à dire ». Et de mettre en garde, par exemple, contre « l’esprit de vertiges », ces « démonstrations, mouvements, attitudes étranges, extases devant témoins » qui caractérisaient le mouvement des Alumbrados (Illuminés).
À propos du « baptême dans l’Esprit », il faut remarquer, une nouvelle fois, que cette expression n’est jamais utilisée comme telle dans l’Écriture, même si Luc met dans la bouche de Jean-Baptiste l’expression « baptiser dans l’Esprit Saint ». Nuance... De plus, une recherche soigneuse dans le Concile Vatican II, le Catéchisme de l’Église catholique et l’enseignement des précédents papes permet de constater que le magistère ne donne pas de l’effusion de l’Esprit la définition qui lui est attribuée encore actuellement dans de larges pans du renouveau. Même si elle s’avère une expérience spirituelle authentique, on se trouve devant un « vide théologique » ne permettant pas encore d’en rendre compte de manière fondée, solide et catholiquement correct. C’est aussi un vrai problème.
Enfin, l’Å“cuménisme pratiqué par cette « troisième vague » est un Å“cuménisme de pacotille : sans réflexion ni confrontation, au plus petit dénominateur commun, avec une prédication encore une fois très superficielle.
Il fait penser à l’hérésie de Joachim de Flore : après le temps du Père, puis celui du Fils, viendrait enfin ( !) celui de l’Esprit... Le risque n’est alors plus loin de rêver et de vouloir travailler à l’émergence d’une « Super-Eglise » du Saint-Esprit, au-dessus de l’Église et des autres confessions chrétiennes.
En raison de ses excessifs caractères merveilleux, émotionnels et surnaturalistes, cette « troisième vague » - d’après ce qui en a déjà été observé et constaté au Canada, aux Etats-Unis et ailleurs - apporte plus de régression et de division que de croissance spirituelle et de communion ecclésiale.
En définitive, au lieu d’ouvrir, elle enferme. Et je suis frappé par la caractère parfois addictif, inconditionnel, voire sectaire, de ceux qui en font l’apologie ou la promotion.
On est de plus frappé par le culte de la personnalité que semble entretenir les principaux prédicateurs et leaders de cette « vague ».
Que Dieu garde son Église d’une telle « fastfoodisation » fondamentaliste et pseudo-charismatique de la foi catholique reçue des apôtres.
Parler de « nouveaux charismatiques » devant toutes ces bêtises risque de discréditer - et peut-être de ruiner - le renouveau charismatique que connaît l’Eglise catholique depuis une quarantaine d’année tandis que celui-ci est en cours d’intégration ecclesiale et pastorale ainsi que l’a magnifiquement montré l’an dernier le Congrès Paris Toussaint 2004.
Charles-Eric HAUGUEL
Moins de dons, de miracles et un peu plus d’Amour ! Voilà les nouvaux apôtres dont l’Église a besoin. De frères et sÅ“urs toujours prêts à rendre service pour la gloire de Dieu ! Il y a quelques années, on parlait d’une pentecôte d’Amour ! On n’en parle plus maintenant, mais moi j’y crois toujours ! et je prie pour son arrivée. C’est moins « magique » Que les Charismes mais c’est à la portée de tout le monde : Il suffit de décider de prendre le temps d’un sourire, d’un mot gentil, d’un regard, d’un compliment, d’une visite... d’un service ! Se creuser le ciboulot pour inventer un geste d’Amour châque jour ! et peu à peu à travers les gestes d’Amour, le sentiment de l’Amour grandit dans nos cÅ“urs.
Nous devons devenir des petits saints de l’ordinaire et du quotidien ! Et je voudrais que plus de Prêtres aient le cran de soutenir que c’est possible et nous encourrager à nous lancer dans l’aventure de la sainteté ordinaire ! L’Amour est à la fois un don à demander à l’Esprit saint et à pratiquer par les actes quotidiens dans la Foi surtout si on ne ressent rien ! L’Amour dans la Foi, c’est 1% de sentiment et 99% de bonne volonté !
Bon courrage à tous et à toutes.
Bonjour père Alexis
Je vous remercie pour cette article. Je fais partie d’un groupe Charismatique et je suis d’accord avec vous dans tout ce que vous dites. Marcher à la suite de Jésus,se faire l’herméneute de son enseignement,à chaque instant du Quotidien et ne jamais se décourager dans l’épreuve.Que le Dieu Trinitaire vous bénisse et vous comble d’Amour.Marcel Hogan ,diciple de Jésus.