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Une méthode pour la lecture de la parole de Dieu.

Pour lire la Bible, les Evangiles dans la tradition monastique catholique.

Depuis le début du christianisme la parole de Dieu, la Bible, les Evangiles ont constitué la référence, le livre de vie des chrétiens. Après un abandon de la lecture assidue des Ecritures, le concile Vatican II a insisté sur la nécessité de rendre au peuple de Dieu l’accès aux Ecritures afin qu’il entende la parole de Dieu. Ce court article présente la méthode de la lectio divina, qui fut celle des 1000 premières années de l’Eglise, qui survit encore dans les monastères et qui fait réellement partie de l’héritage de chaque baptisé.

Cette méthode de lecture de la parole de Dieu qu’est la "lectio divina" [1]vient de la plus profonde tradition de l’Eglise. C’est la méthode des pères de l’Eglise, mais aussi de tous les chrétiens, faite dans un acte de foi, une attention à l’Esprit saint elle conduit à une connaissance qui est "co-naissance" [2]de Dieu. C’est vraiment d’une lecture amoureuse en Eglise qu’il s’agit.

"Cherchez dans la lecture, vous trouverez dans la méditation ; frappez dans la prière, vous trouverez dans la contemplation"

Une lecture dans l’Eglise temple de l’Esprit saint !

Une lecture en Eglise [3] On risque toujours d’interpréter, de donner un sens qui fait dévier la parole de Dieu vers une parole humaine, vers ce que je pense, vers ma parole. Simplement parce que je ne comprends pas, ou bien encore c’est plus gênant, parce que je fais dire à la Parole ce que je veux qu’elle dise... C’est pouquoi lire la parole de Dieu implique de le faire "dans l’Esprit" c’est-à-dire de lire avec l’Eglise. L’épiclèse, l’appel de l’Esprit, est l’oeuvre de l’Eglise toute entière, corps du Christ, peuple de Dieu, c’est ce qu’elle fait dans la célébration eucharistique en la personne du prêtre. C’est de cet appel dont le prêtre, à cause de son ministère, fait écho qu’est donnée la présence réelle du Christ dans l’Eucharistie... la présence du Christ est présence qui nous vient par l’Eglise. Il en est de même pour la Parole.

L’église, dans la célébration de la Parole, se met en situation d’écoute de la parole de Dieu. Cette prière de l’épiclèse [4] que nous devons faire avant d’aborder notre lecture amoureuse dépend directement de cette attitude de réception. Dans ma "lectio divina" mon quart d’heure, mon heure quotidienne, je viens entendre Dieu me parler, de la même façon qu’à l’église, avec les autres, je viens écouter la parole. Le fait de lire et de méditer, "dans la tradition", c’est à dire en la connaissant au moins un peu et en laissant mon jugement être éclairé, éduqué, transformé par elle, est typiquement catholique et orthodoxe, alors que les Eglises protestantes en général proposent une lecture et une interprétation plus personelles, sous l’action directe de l’Esprit saint.

Dans l’Esprit de Dieu. Commencer par une épiclèse n’est pas forcément un garant contre les erreurs et les interprétation personnelles abusives, mais celà tend à nous placer dans une attitude de réception et de docilité à l’Esprit saint. Attention, cela ne veut pas dire que l’originalité soit interdite ! Qu’on pense à saint François, qui comprend avec une telle profondeur l’appel de l’Evangile à la pauvreté qu’il se met nu devant l’évêque et tout le petit peuple d’Assise,... voilà une lecture écclésiale très libre ! Le fait de s’insérer dans la tradition ne tue pas la prophétie, simplement elle l’inscrit dans la continuité de l’oeuvre de salut de Dieu sur la terre.

Cette docilité à l’Esprit signifie que la lecture se fait non pas seulement par une action simplement humaine, mais dans une coopération, une « synergie » entre l’Esprit de Dieu et celui de l’Homme. N’oublions pas que l’Esprit de Dieu est « comme une colombe », elle ne s’approche de nous que si nous l’apprivoisons par la docilité, la tenacité, un certain calme...

Cette attitude de dépendance de l’Esprit saint, de coopération avec lui ne peut se faire que si j’accepte de me décentrer de moi-même, de mes besoins, de mes questions même, de mes inquiétudes. Si je suis trop plein de moi-même et du "bruit" de mes pensées, de mes passions et de mes sentiments, je peux difficilement me laisser approcher par l’Esprit saint. Une vraie lecture de la Parole ne cherche pas à répondre à des questions ni à des besoins, ce qui serait une vision très utilitariste, mais elle vise simplement à me faire entrer dans une présence, un vis-à-vis avec le Seigneur. Il est bien évident que cela répondra après coup à des besoins et des questions très profondes en moi, mais comme par surabondance, pas de façon directe.

Cherchez dans la lecture

Nous l’avons dit il faut prier, entrer dans une attitude de docilité par rapport à la traditon et à l’Esprit saint, mais n’oublions pas de lire !

- Un temps particulier. Nous sommes des êtres incarnés et nous appartenons à l’espace et au temps, tout ce que nous faisons s’inscrit dans le temps. Pour vraiment lire la parole fructueusement il est donc nécessaire de lui réserver un temps particulier dans notre journée. Un temps particulier propice, autant que possible, au silence et au calme. Souvent le matin tôt avant une journée de travail ou le soir. Il est important de se souvenir que "ce qu’’on ne fait pas chaque jour, on ne le fait pas durant toute sa vie". Ce qui importe c’est la fidélité et pas forcément la quantité. Le risque, c’est de ne pas définir ce temps, c’est que notre lecture prenne simplement la place vide dans notre emploi du temps, une place qui témoignerait de notre peu d’amour pour la parole du Seigneur ! Par une lecture régulière et fidèle nous plantons alors dans notre vie cette semence de la Parole, comme un semeur qui répète son geste à chaque pas pour ensemencer tout un champ. Or notre champ, ici, c’est notre vie et le geste, c’est ce petit moment pris chaque jour.

- Des passages déterminés, afin d’éviter à tout prix de sélectionner, de déformer, la parole de Dieu. Quand Dieu nous parle il nous faut écouter et non pas prendre ce qui nous est le plus facile, ou ce qui cadre le mieux avec notre état d’esprit du moment. Dans la lecture de la parole de Dieu, celui qui a l’initiative de la rencontre c’est Dieu, qui vient à nous. Utiliser le lectionnaire de la lirugie est toujours un bon choix puisqu’il nous met en communion avec les lectures de la liturgie que nous célébrons chaque fois que nous y allons. On peut aussi lire un livre à la suite, l’intérêt alors est de saisir le texte dans sa continuité. Mais au fond l’important est que chaque jour nous n’ayons pas à choisir le texte que nous allons méditer, qu’il nous soit donné par un rythme que nous avons choisis au début. Afin que nous puissions dire chaque jour : " parle Seigneur ton serviteur écoute" [5] .

- Une grande fidélité. Comme pour la prière, la lectio divina ne portera son fruit que si on le fait fidèlement, assidûment. Non pas à cause du commandement, mais parce que c’est la logique même de la vie spirituelle ; en priant on parle à Dieu, ô combien c’est important, mais en lisant c’est Dieu qui nous parle. Or la vraie vie spirituelle est un dialogue d’amour entre Dieu et nous. En effet tout progrès spirituel vient de la lecture de la Parole, c’est en elle que nous pouvons trouver ce face à face avec Dieu. Lire sans prier, déssèche le coeur, mais prier sans lire enferme l’âme dans ses propres pensées.

- Lire enfin avec un coeur pur ! Lire le texte pour lui-même et le contempler, puis s’arrêter aussitôt après ; sans encore engager d’autres facultés que l’attention... lorsque quelqu’un lit, dit un moine du Moyen-Age, le Père lui parle ou bien lui-même parle au Père , le Fils lui parle ou bien lui-même parle au Fils, le Saint-Esprit lui parle ou bien lui même parle au Saint- Esprit". Il s’agit d’écouter et d’accueillir avant même de réfléchir c’est à dire écouter la parole de Dieu de manière vitale. La lecture est à faire avec tout l’être, avec le corps-car normalement on prononce les paroles avec les lèvres- avec la mémoire qui les fixe, avec l’intelligence qui en comprend le sens.Le fuit d’une telle lecture, c’est l’expérience d’une familiarité avec Dieu.

- Respecter le texte Premièrement, il convient de lire le texte comme il est afin de le prendre au sérieux dans la force et la pensée qui lui sont propres et ne pas chercher à appliquer le texte trop hâtivement à une situation concrète ou l’écouter en fonction de notre situation ou de nos idées. Qu’on évite tout subjectivisme : la Parole doit être reçue dans son objectivité et on doit essayer de comprendre ce que le texte signifie en lui-même.

- Adopter le regard de Dieu Il n’y a pas à rechercher l’efficacité, l’émotion sensible au niveau psychologique, cela pourrait nous faire tomber dans la technique, en nous ramenant au monde et à ses séductions. Il ne s’agit pas d’arriver à des résultats fixés d’avance sous peine de demeurer dans la recherche complaisante de soi-même. Ne nous laissons pas séduire : aucune introspection, mais un regard sur la vérité de notre être, comme du dehors, par un regard illuminé par Dieu. Le but de cette familiarité avec la parole de Dieu, c’est d’apprendre à voir les choses, les gens, les événements et bien entendu nous- mêmes comme Lui les voit. Par exemple, voir ma propre personne à travers le regard de Dieu, ce sera accepter de laisser entrer en moi certaines paroles comme "merveille que je suis, merveille que tes oeuvre Seigneur", parole qui est, si je la laisse devenir vivante en moi un remède très puissant contre la déprime et qui ouvre ma vie à un optimisme enraciné en Dieu.

- Dans le texte, la parole de Dieu est présente. Au fond, il faut entendre la voix, écouter la parole qui vient à nous toujours dans un aujourd’hui, dans l’instant présent. Cette parole, nous la trouvons bien sûr liée à un événement passé, à une histoire lointaine, mais étant force et puissance de Dieu elle recrée pour nous "si vous demeurez dans ma parole vous serez vraiment mes disciples" Jean 8 31. un nouvel aujoud’hui chaque fois que nous l’écoutons.

Alors, entendre la parole de Dieu, c’est réaliser qu’aujourd’hui Dieu me parle, que cette parole d’un temps lointain "contient" la parole vivante de Dieu qui est toujours vraie pour moi, toujours lumière.

Lire le texte, le questionner... Qu’est-ce qu’il veut dire dans son vocabulaire, son style littéraire, sa structure, son fond historique, les idées théolgiques qu’il met en oeuvre et leur histoire ? Pour cela, il faut s’aider par les données de la science biblique, les dictionnaires, les commentaires, mais aussi ceux de la tradition des Pères, des saints... mais attention ! surtout il serait très dommageable d’en rester là... car le vrai but n’est pas d’accumuler des connaissances sur le texte, mais de le laisser parler, de le laisser me parler. C’est ce qu’on appelle méditer. La lecture spirituelle n’est pas une aventure archéologique, mais elle veut laisser Dieu prendre la parole.

Vous trouverez dans la méditation.

Le type de connaissance que l’on recherche n’est pas l’érudition (même si l’érudition des savants nous est très précieuse) mais c’est une intelligence intégrale de la Bible. Intégrale ici veut dire non seulement de toute la Bible mais surtout demande un regard unifiant des textes bibliques. Cette unification n’est pas littéraire [6], elle n’est peut être pas théologique [7], elle est spirituelle, elle est présente dans un acte de foi. C’est en lisant dans la foi que la Bible devient la "lettre d’amour" que Dieu écrit à l’humanité et donc m’adresse à moi.Le but de la lecture spirituelle, c’est de donner par notre étude l’occasion à Dieu de prendre la parole Il est clair que pour lire la Bible comme cela, l’érudition est utile mais elle n’est pas forcément nécessaire. Il suffit de lire le texte dans la foi, dans cet abandon, d’accepter d’être placé devant le mystère pour que la Parole, même si nous la comprenons plus ou moins bien, nous parle de notre Dieu. Ceci est très important car tout le monde peut faire cette lecture, elle n’est pas réservée à ceux qui ont le temps d’étudier.

Cete méthode veut qu’on lise la Bible par la Bible, elle procède par rapprochements, parallèles, comparaisons. Les textes s’éclairent les uns les autres. Pour cela une bonne Bible, avec les notes et les passages similaires en marge est un très bon instrument. Ce que l’on veut alors saisir, faire monter à notre conscience, c’est la façon d’agir de Dieu, sa pédagogie envers nous.

Se souvenir de la Parole.

Pendant la lecture, il fallait de l’attention, maintenant c’est la mémoire qui doit travailler, afin que la Parole reste dans ma pensée. Comme on fait durant la journée de petites pensées vers Dieu, on peut, avec un peu d’habitude, se remémorer les quelques paroles que nous avons récolté pendant la lecture, pour les faire exister en nous, pour reprendre ce vis-à-vis avec la présence du Verbe en notre coeur.

Le fait de mémoriser la parole de Dieu est un fait constant dans la tradition de l’Eglise ancienne, il suffit pour s’en convaincre de lire les écrits qui sont émaillés de citations, d’allusions. C’est une mémorisation qui n’est pas mécanique, mais qui fait que la Bible devient le fond culturel d’où nous tirons nos références, qui stimule notre penséeet qui fait que petit à petit nous entrons en connivence avec l’Auteur ultime que nous désigne notre foi, Dieu Lui- même.

La méditation ici est l’attitude mariale par exellence, elle qui méditait toute chose dans son coeur, elle qui laissait exister dans son coeur tous les événements incompréhensibles, ces paroles qui ne voulaient pas prendre sens, sans les oublier jusqu’à ce qu’elles prennent sens sous l’action de l’Esprit de Dieu. Comment a-t-elle compris en un premier temps la parole " un glaive te transpercera le coeur" ? Il a fallu probablement beaucoup de méditation pour en arriver là.

Méditer enfin

Méditer, c’est aussi mettre en pratique, car la parole de Dieu révèle sa puissance à partir du moment où on la met en pratique. On peut lire l’évangile de la providence "les oiseaux du ciel ne sèment ni ne filent...", si on n’a pas vécu le fait que Dieu prend soin de nous, eh bien on trouve le passage joli et l’on n’y voit pas grand chose à méditer. Qu’on fasse l’expérience concrète de la sollicitude de Dieu pour nous et cela change bien ! Une parole vécue apportera beaucoup plus de lumière intérieure qu’une simple idée, même belle.

Cette méditaion est très personnelle puisqu’elle est en quelque sorte notre réponse, la réponse qui naît de notre coeur, du contact avec la parole de Dieu. Cette méditation, c’est une réponse vitale, un vis-à-vis avec le Verbe de Dieu, qui nous parle par le texte. Parfois cette réponse devient larmes de joie, ivresse ; il convient alors de l’accueillir, parfois cette joie est plus ténue mais c’est toujours ce flot profond qui vient de notre coeur qui s’écoule. Quand la parole a ainsi éveillé notre coeur, nous pouvons nous rendre compte qu’elle habite en nous d’une façon nouvelle. Souvent encore il nous faut rester fidèles dans notre travail de lecture et de méditation, il nous faut marcher avec le Christ sur le chemin des Ecritures même s’il est sec et rocailleux... mais laisser au Seigneur l’initiative de nous rejoindre comme par surprise.

Quand la lecture, la méditation, sont difficiles, il faut bien comprendre que par nos efforts nous frappons à la porte ("frappez et l’on vous ouvrira").C’est donc bien ce que le Seigneur attend de nous. Nous sommes aussi comme celui qui travaillerait la terre pour que la semence ne tombe pas sur le sol pierreux, ni dans les épines ! Mais plus profondément encore, quand nous peinons, c’est le Christ Lui-même qui frappe à la porte de notre coeur par le texte que nous lisons. Le texte, ne l’oublions pas, est parole du Seigneur, c’est sa façon à lui de frapper à la porte de notre coeur.

La contemplation

Toute page d’Ecriture nous dévoile le Christ et nous le fait apparaître dans la lecture. Il s’annonce en suscitant un étonnement émerveillé. Admiration, surprise, étonnement émerveillé, la contemplation est avant tout cela. Le regard de Dieu qui s’est manifesté sur nous dans la lectio divina devient maintenant en nous notre regard le plus profond, il nous permet en regardant la réalité et les autres d’y découvrir la présence de Dieu qui est partout. La contemplation n’est ni extase ni expérience extraordinaire mais c’est l’ordinaire : regarder celui qui est le plus beau des enfants des hommes, celui qui est bon et qui fait du bien.

Tout doucement la méditation est devenue un simple regard sur celui dont la présence est manifeste pour notre coeur. Il ne s’agit plus de faire des pensées sur Dieu mais bien d’entrer dans l’oraison, c’est à dire de goûter, pas toujours avec nos sens mais bien avec la certitude de notre foi, à la présence de Dieu.

La lectio divina, n’est pas seulement une école de prière, elle est aussi une école de vie... En elle, Dieu nous appelle, nous parle, il suscite en nous la réponse docile, mais c’est pour nous envoyer, pour faire de nous des mandatés, des missionnaires dans le monde.

Ecrit par alexis

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Notes:

[1] terme latin qui désigne une lecture spirituelle de l’écriture.

[2] C’est à dire naissance avec.

[3] Temple de l’Esprit est une des images données par le concile Vatican II pour parler de l’Eglise. LG6

[4] Epiclèse veut dire appel de l’Esprit, c’est le moment où le prêtre dans la prière eucharistique appelle l’Esprit saint sur les dons pour qu’il deviennent le corps et le sang du Seigneur.

[5] C’est très différent de dire, Seigneur dis-moi ceci ou cela aujourd’hui !

[6] En effet il y a trop d’auteurs, de styles et la Bible est écrite sur une période de temps de 300 ans ; l’unité littéraire n’est pas possible

[7] Car on peut trouver plusieurs théologies, plusieurs façons de voir Dieu, entre par exemple le Dieu de la bénédiction qui appelle Abraham et celui de la sagesse ! L’unité n’est pas théologique

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Stéphane dit que...

C’est extraordinaire la précision et le réalisme de votre message.Félicitations.J’ai commencé à lire la parole depuis longtemps, mais véritablement (...)

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C’est extraordinaire la précision et le réalisme de votre message.Félicitations.J’ai commencé à lire la parole depuis longtemps, mais véritablement depuis 2 jours, mais je sens déjà les fruits dans mon coeur.Ce que je veux dire, c’est que Dieu opère d’abord dans notre coeur une première étape de dépouillement du coeur pour le rendre acceuillant pour la parole et ensuite cette même parole fait le reste.Il faut être pauvre,dépouillé pour k’elle agisse en nous.




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