Tout d’abord, bonjour à tous et toutes !
Puisqu’on est encore dans le carême pour une petite quinzaine de jours, parlons des périodes de désert dans lesquelles le carême est une petite introspection volontaire ! Quand les frères et sÅ“urs Évangélisent dans la rue, ils nous disent que depuis qu’ils ont rencontré Jésus, leurs vies ont changé : qu’ils ont la joie, la paix, la Louange... Alors le nouvel évangélisé trouve tout naturel de connaître une période de grâce ! C’est ce qui était annoncé ! Mais à un moment où à un autre de notre vie spirituelle, on a une traversée du désert ! et personne ne nous avait prévenus ! On se demande pourquoi ! Eh oui, si on nous avait parlé du combat spirituel, est ce que nous aurions tenté l’aventure sur le chemin raboteux de la Foi ? Bonne question ! En tous cas, après la période de grâce que le Seigneur ne manque jamais de nous accorder, il y a toujours quelque part une traversée du désert et beaucoup de frères et sÅ“urs se retrouvent désemparés, faute d’avoir été prévenus que ça pouvait arriver !
Alors quel en est le sens ? quand ça nous arrive ? c’est sur celà que je me suis penché depuis des années de désert ! Tout d’abord, savoir que Dieu vous aime toujours ! Que de ce temps de désert, vous allez ressortir plus fort(e) ! c’est difficile à croire quand on y est hein ! Que c’est un passage nécessaire pour enraciner la Foi dans l’épreuve pour « recevoir une nouvelle force » non pas comme une grâce de Noël, comme certains privilégiés, mais trempée dans le ferment de l’ épreuve comme des petits serviteurs ordinaires ! Et la béatitude est vraie ! Après quelques temps de galère, vous vous découvrirez une Foi mûrie, une assise spirituelle solide et votre souffrance trouvera son sens dès cette vie !
Vous allez crier, mais les moyens de s’en sortir sont tout simples ; les moyens préconisés par l’Église tout d’abord : la fidélité à l’eucharistie, au sacrement de réconciliation, et aussi à tout prix une prière personnelle d’au moins dix minutes ! ( si vous n’y arrivez pas du tout, ayez recours au chapelet et je ne parle pas de méditer les mystères ! )
Ensuite les moyens plus typiquement charismatiques : aller à un groupe de prière si possible toutes les semaines, demander la prière des frères et sÅ“urs, ça c’est bon à la fois pour aider à nos problèmes de désert et c’est bon pour notre humilité !
Il y a aussi les moyens humains à ne pas négliger ! Partager ses problèmes à quelqu’un capable de les comprendre : un ami, un groupe de parole spirituel, voire même profane ! Quand c’est grave, il pourra être utile, de consulter un médecin voire un psychiatre, prendre un traitement...
Et garder la Foi ! Après le désert, la grâce revient plus forte, mieux établie !
Bon courage à tous ceux et celles qui traversent le désert ! Et si vous souffrez beaucoup, n’oubliez pas d’offrir vos souffrances en sacrifice pour le salut des âmes, ça double leur valeur et contrairement à ce que croient certains, ça n’a pas tendance à les rallonger mais à les adoucir, et à les raccourcir.