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La plus grande sainte des temps modernes, l’amour seul compte
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Se donner à l’amour.
Au témoignage du philosophe Jean Guitton, le génie de Thérèse vient de sa confiance indéracinable en l’amour du Père. Pour elle l’amour est Tout.
La plus grande sainte des temps modernes, l’amour seul compte

 L’amour est Tout.

Le cahier de Thérèse a été le best-seller du 20° Siècle. Pourquoi ? Parce que Thérèse exprimait dans une langue simple, enfantine, géniale, c’est à dire ingénue, ce que tous les mystiques ont toujours dit, à savoir que l’amour était tout, et non pas la matière de l’amour, et qu’un seul acte d’amour pur accompli en silence valait pus que toutes les pratiques ascétiques. C’est cette primauté de l’amour qui s’exprime dans la formule « Dieu est amour ». [1]

Ce que nous dit ici le philosophe Jean Guitton, c’est que Thérèse est le docteur spirituel du 20° siècle, la plus grande sainte des temps modernes car elle souligne dans une vie qui ressemble à la nôtre ce que l’amour signifie, et ce que le Seigneur attend de nous. Elle est un condensé d’humanité qui est un très bon remède à la déshumanisation qui caractérise tellement bien notre société et nos rapports les uns aux autres.

 Citation :

« Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes oeuves. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de vous-même. Je ne veux point d’autre trône et d’autre couronne que vous, ô mon Bien aimé. » Point d’attention.


 Phase un :

Quelles sont les raisons pour lesquelles vous vous mettez en colère ? A n’en point douter il s’agit de moments où quelqu’un soulève un point important de votre vie que vous ne voyez pas d’habitude, bref qui est inconscient. La réaction qui suit, le plus souvent, c’est la défense de soi. On se justifie, on essaye de convaincre les autres du bien fondé de notre colère. Au fond de nous nous avons le désir que quelqu’un nous reconnaisse et nous n’acceptons de cesser de nous défendre que lorsque nous sommes convaincus d’être aimés vraiment, sans discussions et sans conditions. C’est ce que nous essayons d’obtenir de notre conjoint, de nos parents, de nos enfants, ou de nos frères et soeurs si nous sommes en communauté. Cette quête est sans fin, et rien ne la comble vraiement.

 Phase deux :

Comment accepter que notre coeur désire être aimé et qu’il ne le puisse pas ? Trouver dans le regard du Père céleste la réponse à cette question est un enjeu important de toute consécration de soi à Dieu. La consécration à l’amour miséricordieux en particulier.

Essayez, vous verrez que c’est simple mais ... pas si façile qu’il y paraît. Un secret : la foi. Jésus voit, il sait, il apprécie...


 Texte pour aller plus loin

O mon Dieu ! Trinité bienheureuse, je désire Vous aimer et Vous faire aimer, travailler à la glorification de la sainte Eglise en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrer celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté et arriver au degré de gloire que vous m’avez préparé dans votre royaume, en un mot, je désire être sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande, ô mon Dieu d’être vous même ma sainteté. Puisque vous m’avez aimée, jusqu’à me donner votre Fils unique pour être mon sauveur et mon époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur vous supliant de ne me regarder qu’à travers Jésus et dans son coeur brûlant d’amour. Je vous offre encore tous les mérites des saints (qui sont au ciel et sur la terre) leurs actes d’amour et ceux des saints anges ; enfin je vous offre, Ô bienheureuse Trinité, ma Mère chérie, c’est à elle que j’abandonne mon offrande, la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon Epoux bien-aimé aux jours de sa vie mortelle nous a dit : « tout ce que vous demanderez en mon nom, Il vous le donnera » Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs, je le sais Ô mon Dieu ! plus vous voulez donner plus vous faites désirer. Je sens en mon coeur des désirs immenses et c’est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah je ne puis recevoir la sainte communion aussi souvent que je le désire, mais Seigneur n’êtes-vous pas tout-puissant ? Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie. Je voudrai vous consoler de l’ingratitude des méchants et je vous supplie de m’ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu’aussitôt votre Divin regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections ; comme le feu qui transforme toute chose en lui-même. Je vous remercie, ô mon Dieu, de toutes les grâces que vous m’avez accordées , en particulier de m’avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C’est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la croix ; puisque vous avez daigné me donner en partage cette croix si précieuse, j’espère au ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre passion. Après l’exil de la terre j’espère aller jouir de vous dans la patrie, mais je ne veux pas amasser des mérites pour le ciel, je veux travailler pour votre seul amour, dans l’unique but de vous faire plaisir, de consoler votre coeur sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes oeuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de vous-même. Je ne veux point d’autre trône et d’autre couronne que vous, ô mon Bien aimé. A vos yeux le temps n’est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous. Afin de vivre dans un acte de parfait amour, je m’offre comme victime d’holocauste à votre amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu’ainsi je devienne martyre de votre amour, ô mon Dieu ... Que ce martyr après m’avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s’élance sans retard dans l’éternel embrasement de votre miséricordieux amour... Je veux, ô mon bien aimé, à chaque battement de mon coeur vous renouveler cette offrrande un nombre infini de fois jusqu’à ce que les ombres s’étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un face-à-face éternel. Thérèse de l’enfant Jésus. le 9 juin 1895

Notes de l'article

[1] Jean Guitton 1 Er Octobre 1994. Extrait du livre « le génie de Thérèse de Lisieux » Editions de l’Emmanuel.




Non mais ho ça va pas, on va où comme ça ?26 octobre 2005, par Hugues r‚pondre au message de Hugues

Une part importante du cheminement de la sainteté consiste à accepter les limites de l’Amour humain peut être, mais une autre part tout aussi importante de ce chemin de sainteté consiste à travailler à repousser ces mêmes limites pour obéir au commandemant de Jésus : aimez vous les uns les autres comme je vous ai aimés ! Et comme il est grand cet Amour de Jésus qui doit servir d’exemple à notre Amour fraternel ! Il faut donc combattre sur ces deux fronts ! sans privilègier l’un à l’autre et donc en apprenant à nous aimer les uns les autres, nous aurons moins d’efforts à faire pour apprendre à nous contenter du pauvre Amour dont sont capables les humains (puisque celui ci aura progressé)

Christine et moi comptons beaucoup sur notre Amour mutuel au quotidien, par de longs échanges de Tendresse presque châque jour, et cet Amour humain est un complément nécessaire à l’Amour de Dieu qui ne veut pas que nous nous contentions de Lui puisqu’Il nous demande de nous aimer les uns les autres ! De plus Il a dit que la réalité de notre Amour pour Lui dépendait de notre Amour du prochain !

Et souvenons nous que Jésus voulait qu’on reconnaisse ses disciples à l’Amour qu’ils auraient les uns pour les autres... Avouez qu’on est loin du compte ! Mais ne baissons pas les bras...

Demandons aux autres ce qui en nous leur déplait et efforçons nous de nous corriger, avec celà, soyons souriants gentils patients... et nous pouvons aussi dire aux autres s’ils on tel ou tel défaut qui puisse être corrigé ça peut être un travail communautaire ! et ayons de la patience et de la tolérence : certains défauts ne peuvent être corrigés et d’autres prennent du temps... mais avec l’aide de la grâce nous pouvons nous corriger et ne plus obliger les autres à supporter nos défauts les pires ! certains défauts sont là aussi pour être supportés : les péchés mignons !...

Bon courrage à toutes et à tous !