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Priez pour l’unité des chrétiens.

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Prière pour l’unité des chrétiens.

Vous trouverez ici une proposition de lectures, ainsi qu’une méditation préparée par le COE pour aider chacun à prier et à entrer dans mouvement de conversion à l’occasion de la semaine de prière pour l’unité des chrétiens.


Semaine de prière oecuménique pour l’unité de tous les chrétiens. du 18 au 25 Janvier 2006

1er jour - Unis par la présence du Christ

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Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. (Ep 4, 5-6) Ez 37, 15-28 Ma demeure sera auprès d’eux. Ps 67 (66) Que les peuples te rendent grâce, Dieu. Ep 4, 1-6 Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême. Jn 14, 23-27 Nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure.

Commentaire

Les Ecritures soulignent que Dieu veut l’unité de son peuple. Par le prophète Ezéchiel, Dieu affirme que Juda et Israël - deux royaumes séparés, souvent en désaccord - ne seront à nouveau plus qu’un. Par sa présence purifiante, Dieu les fortifiera et les bénira dans une alliance de paix. Nous répondons naturellement par la gratitude et la louange au don d’unité que nous offre Dieu. Le psalmiste invite toutes les nations à s’unir dans la louange à Dieu dont la puissance salvatrice sera reconnue dans toutes les nations et à travers le monde entier. Jésus enseigne à ses premiers disciples qu’avec le Père, il sera présent en eux, qu’il « demeurera » en tous ceux qui l’aiment. Il leur promet également que sa présence ne prendra pas fin avec sa mort : il continuera à être avec chacun de ses disciples - et avec nous, aujourd’hui - à travers l’Esprit-Saint. Mais la promesse de la présence de Jésus ne se limite pas aux croyants pris individuellement : ainsi que l’affirme l’Evangéliste Matthieu, si deux ou trois seulement sont réunis au nom de Jésus, ils forment une communauté, une communauté au sein de laquelle Jésus a promis d’être présent pour en fortifier et accompagner les membres tout au long de leur chemin. Notre reconnaissance mutuelle du baptême montre avec puissance cette appartenance commune. Par le baptême, Jésus appelle chacun de nous et le fait accéder à son corps, l’Eglise. En appartenant au Christ, nous appartenons tous les uns aux autres. Cette appartenance commune - au Christ et à chacun d’entre nous - fait que nous sommes un, en dépit de notre passé, de notre culture et de nos convictions théologiques différentes : car « là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18, 20).

Prière

Seigneur, nous te rendons grâce pour ta présence parmi nous ; elle nous fortifie et nous encourage sur notre chemin. Rends-nous conscients de ta présence en nous et fais que nous soyons sensibles à ce que tu nous suggères dans toutes nos actions. Accorde-nous la sagesse et l’humilité afin que nous puissions reconnaître ta présence en nos frères et nos sœurs. Seigneur, fais que nous soyons vraiment un. Amen.

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2e jour- Bâtir l’unité des chrétiens avec Jésus au milieu de nous

- Un œcuménisme au quotidien Vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns les autres. (Jn 13, 14) Dt 30, 15-20 Alors tu vivras, tu deviendras nombreux. Ps 133 (132) Quel bonheur de se trouver entre frères. 1 Co 12, 12-31 Dieu a disposé dans le corps chacun des membres selon sa volonté, vous êtes ses membres, chacun pour sa part. Jn 13, 1-15 Vous devez vous aussi vous laver les pieds les uns aux autres.

Commentaire

Comme l’indique le Psalmiste, l’unité est attrayante. En raison de la présence du Christ parmi nous, tous les chrétiens ont la tâche de rendre au quotidien leurs communautés plus conformes à l’esprit de l’Evangile. Le soir avant de mourir, en lavant les pieds de ses disciples, Jésus nous a laissé le modèle très concret du comportement du chrétien envers le prochain. Dans 1 Co 12, saint Paul ajoute à la nécessité de la prise en compte de l’autre, le fait que dans l’Esprit-Saint chacun est différent bien qu’appartenant au même corps. La Parole de Dieu nous invite à pratiquer un service très concret de la sœur et du frère dans l’Eglise que nous avons pour mission de faire grandir pour le service du monde. La participation à la vie de la Sainte-Trinité n’est pas la simple affirmation d’un article de foi. Elle nous presse à nous engager au quotidien dans une tâche œcuménique pour que l’Eglise reflète davantage la communion trinitaire. Dans le Dieu Un que nous confessons avec nos frères monothéistes, n’y a-t-il pas pour les chrétiens le modèle à imiter d’un échange d’amour qui s’opère entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit ? Avancer avec le Christ implique donc la sollicitude parmi les membres de l’Eglise, car ce qui est accompli de positif de manière isolée n’a pas la valeur de ce qui, même modeste, est construit ensemble. Laver les pieds de ses frères, plus qu’un simple geste, c’est aussi une ouverture du cœur, dans la fidélité à Jésus qui nous convie à servir l’Eglise une dont nous voudrions être les pierres vivantes et les bâtisseurs.

Prière Père Eternel, unis dans le nom de ton Fils Jésus Christ et dans la présence de ton Esprit consolateur, nous nous engageons à construire la communauté chrétienne avec un cœur et un enthousiasme renouvelés par le feu de ton amour. Aide-nous à vivre avec ceux que nous côtoyons un œcuménisme au quotidien à l’image de ton Fils qui a lavé les pieds de ses disciples pour les faire entrer ensemble dans la vie nouvelle de sa présence. Amen.


3e jour- Prier ensemble au nom de Jésus

Le Seigneur attend le moment de vous faire grâce (Es 30, 18) Es 30, 18-26 Il vous fera certainement grâce Ps 136 (135) Sa fidélité est pour toujours Ac 1, 12-14 Réunis dans la prière Mt 18, 18-20 Prier au nom de Jésus

Commentaire

Se rassembler pour la prière en une seule et unique communauté, en dépit des différences qui persistent au plan humain, est un thème récurent de la Bible. Des communautés se réunissent pour célébrer et louer Dieu, implorer son pardon et intercéder auprès de lui afin d’obtenir sa miséricorde et son aide. La bonté de Dieu nous apparaît encore plus clairement du fait que le Seigneur est un Dieu de justice. Par la prière, nous répondons à la justice de Dieu, à ce que Dieu a d’abord accompli pour nous car « Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs ». A travers toute la Bible, l’identité de Dieu nous est révélée : son amour miséricordieux nous sauve. Les Psaumes ont été conservés comme les hymnes et prières qui étaient récités par le peuple de Dieu lorsqu’il se rassemblait pour célébrer le culte divin. Ces paroles prononcées ensemble créaient un lien d’unité entre les fidèles ainsi qu’un sentiment d’appartenance commune qui, en retour, leur donnait confiance et sérénité. Il était naturel que cette tradition se poursuive dans l’Eglise primitive. Jésus lui-même n’a-t-il pas appris à prier à ses disciples ? Dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus parle de ce qui nous sera accordé, si nous nous mettons d’accord, quel que soit ce que nous demandons. Lorsque nous, chrétiens, nous rassemblons dans l’amour pour prier les uns avec les autres, nous pouvons être sûrs que le Christ est présent parmi nous. Ensemble, lorsque nous prions au nom de Jésus Christ, c’est par lui que nous sommes liés les uns aux autres ainsi qu’à l’objet de notre prière. Voilà pourquoi la prière commune est une prière efficace. Les disciples du Christ se consacraient à la prière et recherchaient l’unité. Il est assez probable que si Jésus a prié à la veille de sa mort afin que ses disciples soient un, c’est parce qu’ils n’étaient pas encore unis en son nom. Vingt siècles plus tard, nous avons le devoir de nous interroger : sommes-nous aujourd’hui plus proches de l’unité dans la prière, la vie et l’action commune ? En fait, notre unité est un don qui nous vient de Dieu. De plus, nous sommes conscients que ce don, nous devons sans cesse le rechercher dans l’humilité. L’Apôtre nous exhorte à prier sans arrêt afin que l’Esprit-Saint se répande à nouveau sur nous et, malgré toutes nos diversités, nous unisse de son souffle.

Prière

Seigneur, apprends-nous à prier comme Jésus l’a enseigné à ses disciples. Puissions-nous être un dans la foi, dans l’amour et le service comme eux-mêmes n’avaient qu’un seul cœur. Donne-nous de célébrer notre différence, de nous réjouir dans la diversité et de partager de tout cœur les richesses de nos prières respectives. Fais que notre rassemblement au nom de Jésus nous transforme afin que nous soyons vraiment un et que le monde croie en sa présence fidèle. Amen.


4e jour- Du passé à l’avenir : pardon et guérison des mémoires

Je ne te dis pas jusqu’à sept fois, mais jusqu’à soixante-dix fois sept fois (Mt 18, 22) Jon 3 Repentance de Ninive, la grande ville Ps 51 (50) Un appel à la miséricorde Col 3, 12-17 Par-dessus tout, revêtez l’amour Jn 8, 1-11 Moi non plus, je ne te condamne pas

Commentaire La reconnaissance des péchés du passé, la grâce du pardon et le rétablissement de la communion sont les thèmes qui reviennent dans ces textes. Dans leurs relations mutuelles, nos communautés chrétiennes portent encore les traces d’un passé marqué par la faiblesse humaine et le péché. Certaines blessures sont en voie de guérison, d’autres sont encore source de douleur et de division. La confrontation avec le passé peut être difficile et exiger un sincère examen de conscience, aussi bien des personnes que des communautés. C’est pourtant le cheminement que Dieu veut accomplir avec nous pour que nous soyons davantage son peuple d’élection et pour que la paix du Christ règne dans nos cœurs et entre nous. Jonas exhorte les habitants de Ninive à se conduire honnêtement en confessant leur égocentrisme, leur mépris du bien et leurs actes de violence. Il adresse cet appel à la ville entière et à tous ses habitants. Chacun doit se convertir de son mauvais penchant et de la violence qui reste encore attachée à ses mains. Le Psalmiste implore le pardon de Dieu, étant lui-même profondément troublé par son passé. Il reconnaît ses torts et demande à Dieu de ne pas l’abandonner. Il se sent aussi responsable des autres et désire leur indiquer les chemins de la vérité et d’une vie droite afin qu’ils puissent, eux aussi, se réconcilier avec Dieu. Les scribes et les pharisiens ne voient en la femme adultère que la chute et le péché. Ils l’identifient avec son passé. En même temps, ils refusent de reconnaître leur propre passé et leurs propres péchés. Jésus nous invite à ne plus jeter la première pierre, à ne plus condamner et, finalement, à ne plus pécher. Notre recherche de l’unité se fonde sur cet appel. Le pardon ne se mesure pas, il est inépuisable, comme l’amour de Dieu : jusqu’à soixante-dix fois sept fois. Dans leur cheminement œcuménique, nos communautés sont appelées à témoigner de la miséricorde de Dieu dans ce qu’elle a d’infini.

Prière

Dieu de réconciliation, aide-nous à surmonter les déceptions et l’amertume qu’ont accumulés en nous les échecs et les péchés du passé. Enseigne-nous ton pardon pour que nous puissions en toute humilité rechercher la réconciliation avec Toi et avec notre prochain. Renforce en nous l’amour du Christ, source et garant de l’unité de ton Eglise. Amen.


5e jour- La présence de Dieu parmi nous : un appel à la paix. "Il est avec nous le Seigneur" (Ps 46)

1 R 19, 1-13a Dans le bruissement d’une brise légère Ps 46 (45) Il est avec nous le Seigneur Ac 10, 9-48 Dieu ne fait pas acception des personnes Lc 10, 25-37 Et qui est mon prochain ?

Commentaire

En méditant des textes bibliques qui parlent de la présence de Dieu parmi nous, nous trouvons des interpellations fortes pour notre cheminement œcuménique. Comme au temps d’Elie, Dieu n’est pas à chercher dans l’ouragan ou le tremblement de terre. C’est dans la discrétion d’une brise légère que se manifeste sa présence paisible et réconfortante. La conviction du psalmiste doit nous animer : Dieu est notre seule force. A l’exemple d’un Dieu qui brise les arcs et rompt les lances, nous sommes invités à mettre un terme à tout conflit. L’épisode rapporté dans les Actes des Apôtres nous invite à contempler l’Esprit du Christ Ressuscité à l’œuvre partout dans le monde. A l’image d’un Dieu qui ne fait pas acception des personnes, nous devons apprendre à dépasser les frontières trop humaines. La parabole du bon Samaritain nous rappelle que nous ne pouvons détourner le regard quand nous croisons un frère ou une sœur démuni(e) au bord du chemin. Comment pourrions-nous ne pas nous sentir solidaires lorsqu’une autre communauté ecclésiale est en difficulté ?

Prière

Réunis au nom du Christ Jésus nous te prions, Père : rends-nous attentifs à ta présence en ce monde et aide-nous à discerner les chemins sur lesquels tu veux nous conduire dans notre pèlerinage œcuménique. À Toi tout honneur et toute gloire pour les siècles des siècles. Amen.


6e jour- Etre missionnaires au nom de Jésus

Ainsi votre Père qui est aux cieux veut qu’aucun de ces petits ne se perde (Mt 18, 14) Dn 3, 19-30 Témoigner de la foi Ps 146 (145) Louer Dieu notre Sauveur Ac 8, 26-40 Philippe annonce la Bonne Nouvelle à l’eunuque éthiopien Lc 10, 1-12 Jésus envoie ses disciples

Commentaire

Nous rencontrons aujourd’hui des personnes que Dieu appelle à témoigner de leur foi. Shadrak, Méshak et Abed-Négo croient fortement et de manière inébranlable en Celui qui les sauve. Leur ferveur, leur courage et leur témoignage commun, en présence d’un grave danger, convainquent le Roi et ses conseillers que leur Dieu est le seul vrai Dieu. Leur témoignage de foi a permis aussi de rassembler les membres les plus timorés d’Israël. Le peuple de Dieu s’en est trouvé fortifié et de nouveau uni autour de son Dieu. Le psalmiste chante les louanges de Dieu qui vient en aide à son peuple en de nombreuses circonstances afin qu’il trouve la sécurité et le salut. Le fait que Dieu nous ait envoyé son Fils confirme suprêmement le souci constant qu’Il a de son peuple : Jésus ne rassemble pas seulement ceux qui sont faibles ou sont égarés ; il attend aussi de ses disciples qu’ils s’engagent avec passion, en tant que missionnaires en son nom, à répandre la Bonne Nouvelle du Royaume de Dieu. En Philippe se reflète l’enthousiasme de l’Eglise primitive. L’apôtre profite de toutes les occasions qui s’offrent à lui pour remplir la mission de Jésus. Aujourd’hui en tant que disciples du Christ, nous sommes appelés à être un peuple missionnaire. Le message de l’Evangile est toujours plus efficace quand les chrétiens témoignent ensemble de leur foi. C’est maintenant notre tour de partager la Bonne Nouvelle avec tous nos semblables. Nous sommes appelés à : • faire preuve de courage face à l’incroyance ; • quitter le confort que nous offrent notre propre culture et notre tradition religieuse ; • trouver des moyens nouveaux, innovateurs, pour proclamer la Bonne Nouvelle de Jésus Christ ; • être enthousiastes et passionnés par notre foi commune ; • être motivés par la compassion de Jésus pour travailler ensemble en vue de soulager les souffrances de notre monde ; • défier l’injustice dans le monde et prendre le parti des pauvres. Face à un monde en rapide évolution, les chrétiens rendent un témoignage commun de l’Evangile en s’ouvrant au monde mais aussi en rassemblant tous ceux qui sont démunis afin qu’aucun des plus humbles ne soit laissé pour compte. Nous avons donc une double mission à remplir !

Prière

Dieu vivant, éveille en nous le désir d’être un peuple missionnaire. Aide-nous à écouter ton appel et accorde-nous le courage de nous laisser guider par ton Esprit. Puissions-nous rassembler par notre témoignage commun les plus démunis afin qu’ils soient fortifiés et aller dans le monde pour proclamer la bonne nouvelle de ton royaume. Amen.


7e Jour- Reconnaître la présence de Dieu en l’autre :accueillir l’autre au nom de Jésus

Qui accueille en mon nom un enfant comme celui-là, m’accueille moi-même (Mt 18, 5) Ex 3, 1-17 Le buisson ardent Ps 34 Le Seigneur sauve les esprits abattus Ac 9, 1-6 Je suis Jésus, c’est moi que tu persécutes Mt 25, 31-46 Jésus est présent dans notre prochain

Commentaire

Quand Dieu annonça qu’il libérerait le peuple d’Israël de l’esclavage en le conduisant hors d’Egypte vers un pays ruisselant de lait et de miel, il manifesta sa présence à Moïse du milieu du buisson que le feu ne pouvait consumer. Le peuple fut ainsi assuré de la présence du Dieu de leurs pères : « Je suis qui je suis ». Ce n’était pas un Dieu distant, indifférent mais une Présence et une Personne à laquelle importait le sort du peuple qu’il avait élu. Plus tard, Dieu devait confirmer la nature de son être en la personne de son Fils, Jésus Christ, qui nous rappelle que nous devons devenir comme des petits enfants si nous désirons accéder au Royaume de Dieu ! Au sein de l’Eglise ou dans la société, ce n’est pas en ceux qui sont arrogants ou fiers que nous devrions chercher le Christ mais dans l’innocence des petits enfants (et de ceux qui sont devenus comme eux dans l’innocence et l’humilité). En les accueillant au milieu de nous, c’est le Christ que nous accueillons. Jésus nous assure encore de la présence de Dieu parmi nous lorsque nous gardons sa parole ; quand deux ou trois se rassemblent en son nom et quand des hommes ou des femmes sont persécutés à cause de lui. Surtout, en tant que chrétiens obéissant au commandement donné par le Christ lors de la Cène - « faire cela en mémoire de moi » - et bien que nous puissions ne pas être d’accord sur la nature de la présence de Jésus à sa table, nous sommes certains qu’il est présent dans notre cœur et notre esprit. Quand nous donnons à manger aux affamés, soignons les malades, visitons les prisonniers, habillons ceux qui sont nus et ouvrons notre porte à l’étranger, c’est aussi à Jésus que nous le faisons et c’est également lui que nous accueillons. Le Conseil Oecuménique des Eglises fut fondé en 1948, en partie pour répondre à la nécessité urgente qu’éprouvaient les chrétiens de participer à la tâche de réconciliation et d’aider ceux dont les vies avaient été dévastées par la seconde guerre mondiale. Ce service œcuménique continue d’être aujourd’hui de la plus grande urgence. Parallèlement, les théologiens s’efforcent de trouver le chemin capable de nous mener à une plus grande unité dans l’Eglise. Là aussi, le mot « étranger » est un mot clé. Jésus nous a dit que nous devrions aimer notre prochain dans toute sa différence. Cette indication très claire qui nous est donnée de reconnaître que l’étranger, l’autre appartient au Christ même s’il ou elle est différent(e) de nous, représente un élément fondamental de la manière dont nous pouvons embrasser et faire avancer la cause œcuménique. Si nous reconnaissons la présence du Christ chez l’étranger issu d’une autre tradition ecclésiale, nous n’avons nul besoin d’avoir peur de lui ou de ses intentions. Au contraire, nous pouvons apprendre de lui et lui, de nous. De cette manière, il est probable que nous progressions sur le chemin de l’unité. C’est en ayant conscience de la présence constante de Jésus de bien des manières que nous reconnaissons qu’il fait partie de notre vie. Il n’est pas simplement un personnage historique qui nous a enseigné comment nous devrions vivre mais grâce à l’Esprit-Saint, il est présent et agit dans le monde d’aujourd’hui.

Prière Père éternel, accorde-nous de reconnaître que tu es présent parmi nous de différentes manières afin que grandisse notre désir de parvenir à une communion authentique dans nos propres églises et dans la société où nous vivons et que notre prière pour l’unité du corps du Christ, ton Eglise, devienne toujours plus fervente. Au nom de Jésus Christ, nous te prions. Amen.

8e Jour Unis dans l’espérance

En ce jour-là, vous connaîtrez que je suis en mon Père et que vous êtes en moi et moi en vous (Jn 14, 20) Ex 40, 34-38 A chaque étape de leur exode, la nuée du Seigneur était sur la demeure Ps 42 (41) Espère en Dieu ! Oui, je le célébrerai encore Ap 21, 1-6 Il sera le Dieu qui est avec eux Jn 14, 15-31 Je ne vous laisserai pas orphelins

Commentaire

Moïse conduit le peuple d’Israël dans le désert. Tandis qu’ils le traversaient, Dieu était là sous forme d’une nuée pendant le jour et, pendant la nuit, il y avait en elle du feu. Le thème du psaume est le désir vital et l’espérance de réaliser la communauté de Dieu qui fera disparaître tous les doutes et les peines. Le nouveau peuple né de l’Evangile est un peuple pèlerin, en route vers la plénitude de la vie dans la nouvelle création où Dieu demeurera parmi nous, séchant toutes nos larmes. La mort n’existera plus. La douleur et les divisions seront surmontées. Il n’y aura plus qu’une seule humanité renouvelée et réunie en Dieu. Aujourd’hui, nous parcourons ensemble le même chemin. Nous vivons dans la même espérance et appartenons au même Dieu. Dans notre pèlerinage, nous ne sommes pas orphelins. Jésus ne nous a pas abandonnés car nous avons reçu l’Esprit : l’Esprit d’espérance et d’amour. Le Christ nous a donné sa paix qui nous encourage et nous guide afin que nous demeurerions dans l’amour. Si nous aimons le Christ, nous serons fidèles à sa parole. Le thème de cette semaine nous rappelle la promesse de Jésus : « Là où deux ou trois se trouvent réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux ». Avec Jésus, Parole éternelle et vivante de Dieu parmi nous, nous cheminons ensemble dans l’espérance. Nous pouvons nous entraider pour rester fidèles à cet engagement. Par la puissance de l’Esprit, Jésus Christ nous fera connaître toujours plus profondément la volonté de renouveau qui est celle du Père. Au sein du mouvement œcuménique, nous aspirons à devenir une communauté qui est réconciliée et qui réconcilie ; elle constitue un signe et un avant-goût de la nouvelle création à venir. Avec la grâce de Dieu, nous avons entrepris ce pèlerinage pour vivre le plus possible dès maintenant « sur la terre comme au ciel ».

Prière Père éternel, réunis au nom de Jésus, donne-nous la certitude qu’en dépit de tout, la mort ne prévaudra pas, que nos divisions cesseront, que nous ne nous laisserons pas vaincre par le découragement et que, dans l’espérance, nous parviendrons à la plénitude de vie, d’amour et de lumière que tu as promis à ceux qui t’aiment et sont fidèles à ta parole. Amen.