
Méditation d’une maman sur les larmes de son bébé. Dieu pleure sur nous !
Je ne sais pas pourquoi, mais quand ma fille pleure, j’ai moi-même envie de pleurer !
Vous me direz que c’est naturel, que je suis une maman et tout, ou bien vous penserez que c’est exagéré, trop émotionnel, mais moi je vous dis, voir sa petite lèvre trembloter, ses jolis petits yeux se remplir de larmes, et l’expression de son visage devenir souffrante, eh bien, ça fait mal, et on a envie de prendre cette petite souffrance, banale pour nous autres, mais douloureuse pour elle, et l’assumer à sa place.
C’est vrai que, rationnellement, ses « malheurs » ne sont pas toujours aussi graves que ses pleurs le prétendent, mais elle est sérieusement triste !
Avoir mal au ventre, faim, sommeil, tout peut la rendre authentiquement affligée.
Et certaines causes proviennent d’elle-même !
Des fois, elle a tellement faim, qu’elle commence à bouger dramatiquement, mains et pieds en l’air, dans tous les sens, et c’est là où elle peut se griffer le visage, et elle crie de douleur !
Mon premier reflexe est toujours de la prendre dans mes bras pour la consoler.
Pensez-vous qu’à un moment de la journée je pourrais penser : « c’est bien fait pour elle, elle l’a cherché, qu’elle l’endure ! » Elle me griffe au passage, et je me dis, c’est mieux que je l’encaisse à sa place !
C’est naturel ? Vous lisez en vous disant, quoi d’extraordinaire dans ce qu’elle raconte ? Toutes les mamans feront pareil.
C’est vrai, mais ce qui est extraordinaire c’est que nous ne sommes pas conscients que Dieu est encore plus indulgent que toutes les mamans du monde !
Nous pensons que, face à nos péchés, à tous ce que nous nous faisons de mal, à nous même, aux autres et à Lui, Il va prendre une attitude hautaine, se percher sur un trône de marbre froid, nous regarder cyniquement et nous dire : « Débrouillez-vous, vous vous êtes fait ce malheur vous-mêmes, je n’ai pas à compatir avec vous. »
Non, Dieu pleure, et c’est ce qui est extraordinaire !
Le vaccin fait pleurer un bébé, et il commence à frapper ses parents, ne sachant pas que sa bonne santé dépend de ce qu’ils lui font. Que de fois on s’offense de la manière d’agir de Dieu qui « nous fait mal », ne sachant vraiment pas ce qu’Il nous donne…
Et Jésus disait : "Père, pardonne-leur : ils ne savent pas ce qu’ils font." (Luc 23, 34)
Quand nous, en résultat de nos péchés, de nos actes blessants, nous commençons à gémir et à pleurer, Dieu souffre, et Il voudrait prendre notre souffrance, et IL L’A FAIT !
Un nourrisson n’est pas responsable de ce qu’il fait ; mais plus il grandit, il le devient. Et ses parents se doivent de le laisser assumer ses responsabilités. Mais, ces mêmes parents continuent à pleurer la souffrance que leurs enfants « s’auto-engendrent », pour toutes leurs vies. Et ils continuent à vouloir les aider indéfiniment.
Si donc vous, qui êtes mauvais, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père du ciel " (Luc 11, 13)
Si j’accueille ce regard du Père sur ma vie, sur mon état de pécheur et de pécheresse, je sortirai plus vite de mon péché, qu’en me culpabilisant et en projetant un regard accusateur sur Dieu le Père.
Car pour Lui, nous sommes et resterons ses « petits bouts de choux » !
Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai (Isaïe 66, 13) Une femme oublie-t-elle son petit enfant, est-elle sans pitié pour le fils de ses entrailles ? Même si les femmes oubliaient, moi, je ne t’oublierai pas. Vois, je t’ai gravée sur les paumes de mes mains (Isaïe 49, 15-16)
MARANATHA
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