L’Eglise reconnaît la liberté d’association de ses membres. Quand c’est nécessaire, elle donne aux différents mouvements et communautés un statut juridique mais ce n’est pas cela qui fait de ces communautés une communauté d’Eglise (disons que c’en est simplement une reconaissance officielle). Voici les criètre d’écclésialité, qui permettent de reconnaître l’appartenance à l’Eglise.
30. C’est toujours dans cette perspective de la communion et de la mission de l’Eglise, et non pas en opposition avec la liberté d’association, qu’il faut comprendre la nécessité de critères bien clairs et précis de discernement et de reconnaissance des associations de laïcs, qu’on nomme aussi « critères d’ecclésialité ». Comme critères fondamentaux pour le discernement de toute association de fidèles laïcs dans l’Eglise on peut retenir, en les prenant ensemble, les critères suivants :
manifesté « par les fruits de grâce que l’Esprit produit dans les fidèles »(109), comme croissance vers la plénitude de la vie chrétienne et la perfection de la charité(110). En ce sens toute association de fidèles laïcs est appelée à être toujours davantage un moyen de sanctification dans l’Eglise, un moyen qui favorise et encourage « une union plus intime entre la vie concrète de leurs membres et leur foi »(111).
en accueillant et proclamant la vérité sur le Christ, sur l’Eglise et sur l’homme, en conformité avec l’enseignement de l’Eglise, qui l’interprète de façon authentique. Toute association de fidèles laïcs devra donc être un lieu d’annonce et de proposition de la foi et d’éducation à cette même foi dans son contenu intégral.
en relation filiale avec le Pape, centre perpétuel et visible de l’unité de l’Eglise universelle(112), et avec l’Evêque, « principe visible et fondement de l’unité »(113) de l’Eglise particulière, et dans « l’estime mutuelle de toutes les formes apostoliques de l’Eglise »(114). La communion avec le Pape et avec l’Evêque doit s’exprimer dans une disponibilité loyale à recevoir leurs enseignements doctrinaux et leurs directives pastorales. La communion ecclésiale exige, de plus, la reconnaissance du légitime pluralisme des fidèles laïcs dans l’Eglise et, en même temps, la disponibilité à une mutuelle collaboration.
qui est « l’évangélisation et la sanctification des hommes, et la formation chrétienne de leur conscience, afin qu’ils soient en mesure de pénétrer de l’esprit de l’Evangile les diverses communautés et les divers milieux »(115). Dans cette perspective, à toutes les formes d’association des fidèles laïcs et à chacune d’elles on demande qu’elles soient animées d’un élan missionnaire qui en fasse des instruments toujours plus actifs d’une nouvelle évangélisation.
pour le service de la dignité intégrale de l’homme, conformément à la doctrine sociale de l’Eglise. En ce sens, les associations de fidèles laïcs doivent devenir des courants vivants de participation et de solidarité pour créer des conditions plus justes et plus fraternelles à l’intérieur de la société. Les critères fondamentaux que nous venons d’exposer trouvent une vérification dans les fruits concrets qui accompagnent la vie et les oeuvres des diverses formes associatives, en particulier le goût renouvelé pour la prière, la contemplation, la vie liturgique et sacramentelle ; l’aide à la prise de conscience des vocations au mariage chrétien, au sacerdoce ministériel, à la vie consacrée ; la disponibilité à prendre part aux programmes et aux activités de l’Eglise tant sur le plan national que sur le plan international ; l’engagement dans la catéchèse et la capacité pédagogique pour la formation des chrétiens ; l’impulsion à assurer une présence chrétienne dans les différents milieux de la vie sociale ; la création et l’animation d’oeuvres caritatives, culturelles et spirituelles ; l’esprit de détachement et de pauvreté évangélique en vue d’une plus généreuse charité envers tous ; la conversion à la vie chrétienne ou le retour à la communion de baptisés « lointains ». Christi Fideles Laïci, N°30