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Les catholiques au Liban
Discours de Jean Paul II, à l’occasion de la remise des lettres de créance de l’ambassadeur du Liban auprès du saint siège. Les catholiques du Liban doivent dialoguer avec l’islam, et le Liban doit retrouver sa totale indépendance. Source : zenit.org (avec la permission de l’agence).


 Les catholiques du Liban doivent s’unir et dialoguer avec l’Islam

Au nouvel ambassadeur du Liban près le Saint-Siège

CITE DU VATICAN, Vendredi 2 avril 2004 (ZENIT.org) - Le pape Jean-Paul II invite les catholiques du Liban de différents rites à être unis, ainsi qu’avec les autres chrétiens, et à promouvoir le dialogue avec les Musulmans, en particulier ce qu’il appelle le « dialogue de la vie », de façon à être des « artisans de paix ».

C’est le vou exprimé par Jean-Paul II dans son discours au nouvel ambassadeur du Liban près le Saint-Siège, M. Naji Abi Assi qu’il a reçu ce matin au Vatican à l’occasion de la présentation de ses Lettres de créances. Le texte intégral en français se trouve ci-dessous in « documents ». M. Assi a été naguère ambassadeur en France.

« Permettez-moi, Monsieur l’Ambassadeur, disait Jean-Paul II, de rejoindre maintenant, par votre entremise, les Patriarches, les Évêques et tous les fidèles des communautés catholiques du Liban. Je sais combien ils sont attachés à leur pays et la part active qu’ils prennent, au nom de leur foi, à son développement matériel et spirituel. Je les encourage à travailler ensemble, catholiques de différents rites, au service de la communion, et à poursuivre le chemin de l’unité avec les frères d’autres confessions ».

Il ajoutait : « Qu’ils s’attachent, d’une manière spécifique, au dialogue interreligieux avec les musulmans, notamment dans le domaine de l’éducation des jeunes à travers les institutions universitaires et scolaires, mais aussi dans le dialogue de la vie : ils seront ainsi de véritables artisans de paix, contribuant à édifier un Liban nouveau, capable de dépasser les incompréhensions et de promouvoir le bien commun, au service de tous ses enfants ! »

Mais Jean-Paul II demandait aussi le respect des droits de chaque communauté en disant : « Je souhaite que les différentes communautés humaines et religieuses qui composent le Liban jouissent toujours des mêmes droits et du même respect - condition primordiale de la vie démocratique et de la liberté des personnes - et qu’elles participent, pour leur part, à cette ouvre commune, en invitant sans cesse au respect et au dialogue mutuels, en s’exprimant au sein de la société civile pour rappeler à tous les principes qui doivent guider la vie commune, en participant notamment à l’éducation de la jeunesse, pour l’éveiller toujours davantage à l’amour de la justice et de la paix, et au respect de la dignité de chaque homme ».

M. Naji Abi Assi est né à Beyrouth en 1947. Il est diplômé en Droit de l’université de Beyrouth. Il a ensuite complété sa formation par des études diplomatiques à l’université de Paris XI, de gestion des organisations internationales à Paris -Sorbonne, et en relations politiques internationales à l’Institut international d’Administration du publique de Paris.

Sa carrière diplomatique a commencé en 1972, le menant aux Nations Unies, à New York (1973-1977), puis à Genève (1977-1980) ; puis au ministère des Affaires étrangères de son pays (1980-1982) ; de nouveau aux Nations Unies à New York (1983-1986) ; puis de nouveau au ministère des Affaires étrangères (1986-1988). Il a été ensuite ambassadeur au Sénégal (1988-1994) et en France (1994-1999). Il était jusqu’ici directeur des Affaires politiques au ministère des Affaires étrangères (1999-2004).


 Que le Liban retrouve sa totale indépendance.

Jean-Paul II souhaite que le Liban retrouve sa totale indépendance Au nouvel ambassadeur du Liban près le Saint-Siège

CITE DU VATICAN, Vendredi 2 avril 2004 (ZENIT.org) - Jean-Paul II souhaite que le Liban retrouve sa totale indépendance : il l’a redit ce matin au nouvel ambassadeur du Liban près le Saint-Siège. C’était une requête du synode des évêques pour le Liban.

« La terre du Liban, qui a été tant éprouvée par les souffrances d’une longue et terrible guerre, cherche de nouveau à renouer avec sa tradition exemplaire de dialogue et d’équilibre entre les diverses composantes culturelles et religieuses qui constituent depuis toujours la nation libanaise », soulignait le pape.

« Les habitants ont repris leurs activités afin de reconstruire leur pays et de rétablir des conditions économiques et sociales qui permettent le renouveau du Liban et qui fassent refleurir les richesses multiformes de la culture libanaise », constatait encore Jean-Paul II.

« Il est souhaitable, insistait Jean-Paul II pour ce qui est de la situation sociale, que votre pays retrouve des conditions stables, qui favorisent un développement économique et social durable, profitable à tous, particulièrement aux plus démunis. On évitera ainsi de laisser se développer des situations d’injustices ou de difficultés économiques, et des sentiments de frustration qui peuvent fragiliser le tissu social, décourageant certaines franges de la population de rester au pays et favorisant l’émigration, qui affaiblit la nation en la privant de ses ressources les plus précieuses, les hommes ».

Le pape souhaitait la participation de tous à cette vie de la Nation, une Nation qui soit souveraine : « Je souhaite que tous les Libanais se dépensent courageusement pour participer à la vie économique, sociale et politique de leur terre et pour assurer un avenir de paix et de progrès à leurs enfants, ce qui suppose également, comme j’ai déjà eu l’occasion de le souligner, « que le pays recouvre sa totale indépendance, une souveraineté complète et une liberté sans ambiguïté » (Une espérance nouvelle pour le Liban, n. 121) ».

« Que vos concitoyens n’aient pas peur, exhortait le pape, de s’engager activement au service du bien commun, de façon à promouvoir une saine pratique des mours politiques et à garantir le bon fonctionnement de la démocratie, de sorte que soit sauvegardée et consolidée l’identité du Liban, dont la vocation est d’être « lumière pour les peuples de la région et signe de la paix qui vient de Dieu » (ibid., n.125) ».