Le web des chercheurs de Dieu
Accueil du site Parole de Dieu Textes La multiplication des pains

La multiplication des pains

Mathieu 1413

Jésus prend les pains et les poissons et il nourrit 5000 hommes au moins... c’est un beau miracle. Mais que me dit-il ?

La foule.

La situation est mauvaise pour Jésus et ses disciples ; ils quittent rapidement et en secret pour un lieu désert. La nouvelle vient de tomber : « Jean Baptiste a été exécuté dans sa prison ». C’est une mauvaise nouvelle pour ceux qui prêchent sur les chemins et dans les déserts. L’angoisse a peut-être saisi la foule, certains veulent le protéger, ils sont politiquement avec Lui, certains ont soif de voir des miracles, certains sont des enfants à qui leur maman a donné deux pains et trois poissons pour qu’ils aillent avec « le maître ». Certains sont des pécheurs, d’autres de futurs apôtres, quelques incroyants ou mal croyants. c’est une foule qui suit la barque de Jésus des yeux et qui vit des chose en son cœur. Quelque chose se met en route en eux. Et ils marchent vers le lieu ou Jésus va.

Et moi, qu’est-ce qui m’a mis en marche ? Quel sentiment, quelle pensée, quelle attente pour que je vienne ici. Si j’imagine que je suis Jésus du regard, sur sa barque au loin, quels sont les désirs qui montent en moi... Si je le vois s’éloigner que monte-t-il en mon cœur ? Le désir de le voir monte-t-il assez pour me mettre en route ? Et qu’est ce qui me retient ? Cette foule semble insensée puisqu’elle oublie de prendre des provisions et qu’elle écoute Jésus, sa parole sans se soucier, au point que ce sont les disciples qui se font du souci... et moi, où sont mes soucis ?

Un endroit désert.

Les apôtres ont eu peur, probablement. Ils sont partis avec Jésus ; peut-être lui ont-ils suggéré « il faut partir maintenant maître » comme une autre fois Pierre avait dit « non cela ne t’arrivera pas ». Ils vont dans une endroit désert, avec l’idée de se cacher, et aussi de se reposer. Ils l’ont bien mérité, après avoir annoncé la bonne nouvelle. Les apôtres ont cette habitude de s’occuper des choses matérielles et de l’intendance de Jésus. Ils n’ont pas encore bien idée qu’ils seront un jour porteurs de la parole. Peut être le sentent-ils au fond d’eux mais... ils préfèrent pour l’instant s’occuper de ce qui ne préoccupe pas Jésus. Ils continuent à faire ce qu’ils savent faire, ce sont de braves gens, qui font de leur mieux pour aider. Ils s’approchent de Jésus pour lui dicter ce qu’il faut faire : « renvoie ces gens dans les villages,qu’ils aillent acheter à manger ».

De mon côté : qu’est ce que je commande à Dieu... ? Va ici, fais cela... quand est-ce que je dis tu es comme ceci ou cela, en ayant tellement honte d’un péché je me sent impardonnable... et je fais comme pierre qui croit parfois savoir mieux que Lui qui il est ? Quels sont ces idées ou ces comportements en moi qui croient savoir mieux que Lui qui il est ? Est ce que je ne suis pas comme ceux qui s’occupent pour Dieu, qui font de leur mieux, mais qui oublient ce que Dieu veut d’eux. Qui le fuient peut-etre ? Est ce que dans l’Eglise, ou dans le travail de ma paroisse, je ne suis pas celui qui veille à tout mais sans écouter le maître ?

Jésus prend les pains et les poissons ...

Jésus les choque : « Ce n’est pas nécessaire ». A priori c’est une parole idiote. C’est une parole choquante, c’est même indigne de Dieu. Celui qui dirait cela serait aussitôt traité de « rêveur ». Mais les apôtres ne disent rien.... Jésus continue « donnez-leur vous même à manger ». C’est déraisonnable, il n’y a que les quelques pains et poissons qu’un enfant a donnés, mais « qu’est-ce que cela pour tant de monde ! ». Ici, les apôtre ont dû apprendre, probablement à leurs dépens, que lorsque Jésus parle, il vaut mieux le laisser faire car ses paroles sont vraiment efficaces. Ils se taisent pour que La Parole fasse son effet. Il rompt le pain (une bouchée de pain) et le leur donne pour qu’ils donnent à la foule... et le plus incroyable c’est qu’ils le font. Imaginez- vous en train de partager un croissant pour le petit déjeuner d’une foule de 5000 hommes... ! Et parce qu’ils le font, le miracle à lieu.

Et alors, suis-je prêt à me laisser choquer par Jésus ? S’il me dit « ce n’est pas nécessaire » alors que je pense le contraire (mon argent, mon auto, mon ordi, téléphone, etc...) comment est-ce que je réagit ? Est ce que j’attends que Jésus ou Dieu soit politiquement correct ? Qu’il pense « comme il faut »... Ou bien suis je prêt à ce que jésus soit « nature », tel qu’il est. Suis-je prêt à aimer ce Jésus sans le retoucher à mon goût ? Quelles sont ces choses que je pense au contraire « nécessaires » … et qu’il me faut laisser passer pour trouver Dieu... ? S’il me dit « donnez-leur vous même à manger » alors que je n’ai rien, s’il me demande quelque chose d’impossible à mes yeux, que vais-je faire, penser ressentir... est ce que seulement j’accepte d’envisager qu’il me demande quelque chose d’impossible à mes yeux ? Comment ont pu réagir les apôtres ? Pierre, qui est un sacré caractère ? Jean, qui a un cœur ouvert, a-t-il préssenti le mystère du pain vivant ? Et moi, lorsque Jésus me demande ce qui me paraît impossible ? Et si je regarde mes pains et mes poissons, au fait que sont-ils ? Que deviendront-ils entre les mains de Jésus ?

Ecrit par alexis

1 vote
Haut de la page
poster un commentaire

dit que...

Que deviennes les poissons. L’évangile ne parle pas de la multiplication des poissons ? Pourquoi deux poissons et cinq pains ? Un seul pain (...)

Tout voir

Répondre

Que deviennes les poissons. L’évangile ne parle pas de la multiplication des poissons ? Pourquoi deux poissons et cinq pains ? Un seul pain suffisait !




Communauté des béatitudes au liban. 009619790820