Etant enfant je me souviens que rentrant de l’école, souffrant de la chaleur j’avais très soif et que pour que Jésus bénisse un enfant d’Afrique (auxquels j’était très sensible) j’attendais quelques minutes avant d’étancher ma soif. Petite pratique que je faisais spontanément, sachant intuitivement la valeur d’un petit sacrifice. A l’adolescence j’ai abandonné cela, trouvant sans doute cette pratique un peu enfantine... jusqu’au jour où je l’ai lue dans la petite Thérèse. Alors donc ! ce n’est pas une invention personnelle idiote, mais c’est bien l’Esprit Saint qui me faisait faire ces petits choix d’amour invisibles. Alors donc je réalisais que Jésus aime ces toutes petites choses. Aujourd’hui je redécouvre de plus en plus, la vie m’en donne l’occasion à travers la maladie, l’amour de donner ces toutes petites choses qui ne valent rien devant les autres car ils ne les voient même pas ! mais qui ont tant de prix aux yeux de Jésus. Ce point est stratégique, car il s’agit de savoir dans quel monde nous vivons. Celui-ci, celui de l’efficacité, de l’action, de la richesse, mais aussi celui de la violence ... ou bien l’autre monde, celui où une piécette prise sur le nécessaire a plus de valeur que les offrandes rondelettes des riches. Il s’agit de savoir avec quel regard nous regardons le monde, les autres, Dieu lui-même ... et bien sûr nous-mêmes. Tous les saints le disent, il y a ce que l’on appellerait dans le langage cybernétique, un deuxième monde, un monde parallèle. Il n’est pas occulte, (caché) bien au contraire, il est sous nos yeux, mais le vrai problème c’est que nous ne savons pas le voir... une des portes d’entrée (l’algorythme de décryptage) c’est justement ce sacrifice caché que personne d’autre que Jésus ne peut voir. Ce n’est pas magique ... c’est simplement que l’on ne peut comprendre ce monde-là qu’en l’expérimentant. Citation : « Enfin j’offre ces peines bien grandes pour obtenir la lumière de la foi aux pauvres incrédules, pour tous ceux qui s’éloignent des croyances de l’Eglise. »
Phase un : Ce point est stratégique, comme nous le disions, mais il est aussi très personnel. C’est-à-dire que, d’après un sondage auprès de personnes amies de Thérèse, on voit bien que chacun vit celà de façon très personnelle. Il est donc difficile de proposer une démarche unique... Disons simplement qu’il faut trouver sa propre façon de vivre celà, c’est une question d’inventivité, l’inventivité de votre amour pour Jésus. Certains « offrent » simplement en faisant ce qui leur coûte pour Jésus, d’autres retiennent leur langue où leur caractère, d’autres encore comme Marie choisissent d’endurer une petite souffrance invisible. Au fond cela n’a pas trop d’importance, ce qui compte c’est de faire cette chose pour l’amour de Jésus, et dans la certitude que cela sert quelque part à un autre, dans la communion des saints. C’est croire à la puissance de l’amour caché. Phase deux : C’est bien entendu la mise en pratique, qui ne doit pas être une chose que l’on fait mais un amour qui nous fait vivre. Le grand cadeau que le Seigneur nous fera, qui est lié à ce chemin-là, c’est celui de la liberté intérieure. Faire gratuitement ces choses sans valeurs, nous aidera à développer ce regard nouveau, celui que pose Jésus sur la veuve qui fait une offrande dans le temple. Jésus voit dans une piécette plus que dans de grandes offrandes. Il voit le geste, l’amour... Cette liberté intérieure, c’est le regard de Jésus qui nous la donne car personne n’attend de nous des choses extraordinaires, ni Lui, ni le Père, ni...nous-mêmes si nous acceptons cette nouvelle logique. Plus rien à prouver à personne. Car dans le royaume on ne compte pas comme ailleurs.
Essayez, vous verrez que c’est simple mais ... pas si façile qu’il y paraît. Un secret : la foi. Jésus voit, il sait, il apprécie...
Thérèse offre les doutes qui lui tournent dans la tête... Petite introduction : Il faut introduire ce texte car il n’est pas de la main de Thérèse, mais de Mère Agnès qui écrit à propos d’une conversation qu’elle a eue avec Thérèse un mois avant sa mort. Elle est alors à l’infirmerie souffrant terriblement de la maladie qui devait l’emporter. Dans ces quelques lignes apparaît une autre dimension de Thérèse, elle souffre et offre non pas seulement « pour Jésus ». Elle a conscience de ce que vit le reste du monde, elle comprend de l’intérieur ce que peut-être chacun de nous vit derrière son ordinateur. Il nous semble que pour elle tout est facile, que Dieu est évident (voir étape précédente), c’est faux. Elle est prise de doutes terribles, elle doute comme nous doutons et je crois qu’elle doute pour nous, portant un peu le poids de ce monde, dont nous sommes, qui se construit sans Dieu. Puissions-nous comme les saints saisir que Dieu cherche des âmes qui acceptent de s’offrir en victimes à l’amour miséricordieux. Un soir, à l’infirmerie elle se trouva entraînée à me confier ses peines plus que de coutume. Elle ne s’était pas encore épanchée de la sorte sur le sujet. Jusque-là je n’avais su que vaguement son épreuve. « Si vous saviez me dit-elle, quelles affreuses pensées m’obsèdent : Priez bien pour moi afin que je n’écoute pas le démon qui veut me persuader de tant de mensonges. C’est le raisonnement des pires matérialistes qui s’impose à mon esprit : plus tard, en faisant sans cesse des progès nouveaux, la science expliquera tout naturellement, on aura la raison absolue de tout ce qui existe et qui reste encore un problème parce qu’il reste beaucoup de choses à découvrir ... etc etc ... Je veux faire du bien après ma mort, mais je ne pourrais pas ! Ce sera comme pour Mère Geneviève : on s’attendait à lui voir faire des miracles et le silence complet s’est fait sur son tombeau. O ma petite Mère, faut-il avoir des pensées comme cela quand on aime tant le bon Dieu ! Enfin j’offre ces peines bien grandes pour obtenir la lumière de la foi aux pauvres incrédules, pour tous ceux qui s’éloignent des croyances de l’Eglise. Elle ajouta que jamais elle ne raisonnait avec ces pensées ténébreuses... » « je les subis forcément dit-elle, mais tout en les subissant je ne cesse de faire des actes de foi. »