Jean-Paul II et Bartholomaios Ier : L’unité des chrétiens donnera de la crédibilité à l’évangélisation Déclaration conjointe à la fin de la visite du patriarche de Constantinople à Rome
CITE DU VATICAN, jeudi 1er juillet 2004 (ZENIT.org) - Dans un monde divisé, les chrétiens doivent retrouver l’unité perdue pour témoigner de l’évangile "d’une manière plus crédible", affirment le pape Jean-Paul II et le patriarche ocuménique de Constantinople Bartholomaios Ier, dans une "déclaration conjointe".
Le Saint Père et le patriarche ont signé cette déclaration, publiée ce jeudi par le Bureau de presse du Saint-Siège, au terme de la visite du "primus inter pares" des Eglises orthodoxes, venu au Vatican à l’occasion de la solennité des apôtres Pierre et Paul, le 29 juin.
Ils rappellent tout d’abord que le chemin parcouru ensemble par les catholiques et les orthodoxes a été marqué par de nombreux événements positifs, "surtout par l’événement historique que nous commémorons aujourd’hui : l’accolade entre le pape Paul VI et le patriarche Athénagoras à Jérusalem sur le Mont des Oliviers, les 5 et 6 janvier 1964".
"Face à un monde marqué par toutes sortes de divisions et de déséquilibres, la rencontre d’aujourd’hui veut rappeler de manière concrète et avec force combien il est important que les chrétiens et les Eglises vivent dans la paix et l’harmonie pour témoigner dans la concorde du message de l’Evangile, de manière plus crédible et convaincante", affirment-ils dans la déclaration conjointe.
"Ils sont nombreux les défis que nous devons affronter ensemble pour contribuer au bien de la société : soigner avec amour la plaie du terrorisme, transmettre une espérance de paix, contribuer à guérir de nombreux conflits douloureux, redonner au continent européen la conscience de ses racines chrétiennes", ajoutent-ils.
Orthodoxes et catholiques s’engagent à travers cette déclaration, à "construire un dialogue authentique avec l’islam, car de l’indifférence et de l’ignorance réciproque ne peut naître que de la méfiance et même de la haine".
Le texte réaffirme la nécessité "de renforcer la conscience du caractère sacré de la vie humaine" et "d’agir pour que la science ne nie pas l’étincelle divine que tout homme reçoit avec le don de la vie".
L’unité entre les chrétiens est également nécessaire afin de pouvoir "collaborer pour que notre terre ne soit pas défigurée et que la création puisse préserver la beauté que Dieu lui a donnée".
"Mais surtout", rappellent le pape et le patriarche Bartholomaios Ier, il faut que catholiques et orthodoxes soient unis pour "annoncer avec une vigueur renouvelée le message évangélique, en montrant à l’homme contemporain comment l’Evangile l’aide à se retrouver lui-même et à construire un monde plus humain".
Comme pas décisif pour avancer sur le chemin vers la pleine unité entre catholiques et orthodoxes, l’évêque de Rome et le patriarche de Constantinople ont décidé de relancer le travail de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe dans son ensemble, créée en 1979.
Jean-Paul II et Bartholomaios Ier reconnaissent qu’il y a encore des "problèmes et des malentendus", ainsi que des "craintes" liées aux changements qui ont eu lieu après la chute des régimes communistes en Europe centrale et orientale.
Pour faire face à ces situations, le pape et le patriarche ocuménique donnent aux fidèles le conseil que saint Paul donnait aux chrétiens de Corinthe : "Que tout se passe chez vous dans la charité".
"La longue pratique du ’dialogue de la charité’ nous aide précisément dans ces circonstances, pour que nous puissions affronter les difficultés avec sérénité et qu’elles ne deviennent pas des obstacles ou des ombres sur le chemin entrepris vers la pleine communion dans le Christ", souligne la déclaration conjointe.
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CITE DU VATICAN, jeudi 1er juillet 2004 (ZENIT.org) - Au terme de sa visite à Rome, le patriarche de Constantinople Bartholomaios Ier a invité le pape Jean-Paul II à se rendre au siège du patriarcat ocuménique.
Le patriarche a transmis cette invitation au pape aujourd’hui, au cours d’un déjeuner au Vatican marquant la fin de sa visite de quatre jours à Rome.
Le Saint-Père aurait accepté volontiers la proposition de se rendre au siège du patriarcat, situé à Phanar (Istanbul, Turquie), selon "Radio Vatican".
Auparavant, les deux représentants religieux avaient signé une déclaration commune dans laquelle ils réaffirment leur engagement à travailler pour la pleine unité des chrétiens afin de pouvoir annoncer l’Evangile "de manière plus crédible et convaincante" et dans laquelle ils relancent le travail de la Commission mixte internationale pour le dialogue théologique entre l’Eglise catholique et l’Eglise orthodoxe.
Ce matin, la communauté orthodoxe grecque de Rome a participé à l’inauguration de l’utilisation liturgique de l’église de San Teodoro au Palatin, complètement restaurée, qui lui a été confiée par le cardinal vicaire pour Rome, le cardinal Ruini. La célébration était présidée par Bartholomaios Ier.
Le patriarche ocuménique a précisé au cours de l’homélie que "nous avons encore beaucoup de chemin à faire" pour parvenir à la pleine unité entre catholiques et orthodoxes, informe "Radio Vatican".
"Allons de l’avant en dépit des nombreuses difficultés, à travers le dialogue de l’amour et de la vérité", a-t-il ajouté.
Une délégation pontificale participait à la célébration. Etaient présents, entre autres, le cardinal Walter Kasper, président du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens, le cardinal Camillo Ruini, évêque vicaire du diocèse de Rome et l’archevêque Leonardo Sandri, substitut pour les Affaires Générales de la Secrétairerie d’Etat du Vatican.
Hier après-midi, mercredi, le patriarche Bartholomaios Ier avait rencontré la communauté de Sant’Egidio en la Basilique de Saint Barthélemy, sur l’île Tibérine, à Rome, une église que Jean-paul II consacra en l’an 2000 à la mémoire des martyrs du XXe siècle.
"Le martyre du siècle dernier - siècle ayant eu le plus grand nombre de martyrs de la foi de toute l’histoire humaine - devient un lieu de rencontre significatif et un espace d’unité dans la prière entre les chrétiens", précisait un communiqué de presse diffusé par la Communauté de Sant’Egidio à l’issue de la rencontre avec le patriarche.
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J’ai trouvé ça... à vous de voir si ça vaut la peine d’entrer dans le débat.
Merci mon Dieu,
n’est il pas temps que l’Eglise s’unisse enfin pour témoigner devant un monde qui perd la foi...