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Dans cet article:
Témoignage de Pierre, religieux, un jour d’épreuve le Seigneur en un mot change son coeur

Jésus fait tout...
Témoignage de Pierre, comment en un seul mot le Seigneur a changé son coeur. Alors qu’il s’apprêtait à quitter sa vocation...l’ascenseur de Thérèse encore et toujours
Témoignage de Pierre, religieux, un jour d’épreuve le Seigneur en un mot change son coeur

 3 Jésus fait tout... l’ascensseur.

Témoignage Pendant mon noviciat, le provincial nous visite. Comme cela arrive quelquefois, il a des choses à redire sur la façon dont nous vivons notre vie de religieux, il laisse échapper une parole un peu aïgue « Si certains d’entre vous demandaient l’habit aujourd’hui je le leur refuserai »... Pour des raison que je ne puis expliquer j’étais directement visé. Ne pouvant répondre du tac au tac, je restai avec une impression désagréable. J’avais pris la décision de lui renvoyer dès la première occasion un paquet avec l’habit en question. J’étais presque sûr de ce que je voulais faire, mais je décidai alors de demander au Seigneur ce qu’il voulait .... pour ne pas partir sur un coup de tête. Je décidai donc de lire mon psautier jusqu’à ce qu’une réponse me soit donnée. Ce que je fis, en commencant par le psaume 1,2... jusqu’au 17 " Avec mon Dieu je passe la muraille..." En un instant tout avait changé en moi, la tempête était apaisée, la paix s’installait, avec le soutien de mon Dieu je pouvais passer cette épreuve.

Ce témoignage est très simple mais il montre combien la parole de Dieu peut répondre à une attente du cœur, combien aussi le cœur est fait pour recevoir cette parole, combien il est assoiffé de la parole. C’est l’expérience de Thérèse, elle a su trouver dans la parole de Dieu la réponse à la question profonde qui était en elle : "comment être sainte quand on est faible comme moi." Cette question est très importante pour nous car elle est LA question des questions. En effet, il n’y a pas de désir plus profond en nous que ce désir d’être saint, ce désir est à la racine de tous les autres désirs qui sont en nous, même de ceux dont, peut-être, nous avons honte. La sainteté est désir d’amour et rien pour un cœur d’homme et de femme n’est aussi important que l’amour. Qui d’entre nous saura non seulement suivre le chemin de Thérèse dans cet ascenseur que sont les bras de Jésus, mais aussi saura écouter la parole de Dieu pour y trouver son chemin personnel vers le cœur du Christ .

 Citation :

"Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus , car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection." Point d’attention.


 Que désirez-vous ?

Drôle de question que pose la marchande devant son client, que doit aussi poser le psychothérapeute car on ne peut transformer sa vie que si l’on fait un projet. Question que pose le Seigneur "Que veux tu que je fasse pour toi". Il est souvent plus utile de poser les bonnes questions que d’avoir les réponses. L’ascenseur de Thérèse n’est pas une réponse, mais c’est l’ouverture de la vraie question. Qu’est-ce qui vaut la peine que l’on se donne, que l’on s’abandonne. Quoi d’autre que l’amour gratuit, celui que le Christ offre à Thérèse et que Thérèse lui donne en retour.

 Pour grandir dans cette grâce :

Posez les vraies questions de votre vie, car si la réponse de Thérèse est exemplaire elle n’est pas forcément la vôtre. Répondre à la question : qu’est-ce qui me fait courir ? Quel est mon désir le plus profond ? Et comme Thérèse recherchons dans la sainte Ecriture le trait du visage de Dieu qui nous manque. Bien sûr la réponse de Thérèse est pour nous, pour notre siècle, mais il est important que nous l’entendions dans notre cœur, et non pas comme une leçon de théologie spirituelle. Que faire donc ? On peut faire une liste de nos désirs, puis les « distiller » pour chercher ceux qui sont les plus profonds, en parler avec un accompagnateur spirituel ou un prêtre, et ensuite chercher comment la parole de Dieu peut donner une réponse qui comble notre cœur. Nous pourrons alors expérimenter que nous sommes incapables de vivre selon les prétentions de nos désirs ; nous désirons l’amour et nous n’aimons pas, la douceur nous qui sommes violents... Alors seulement nous pourrons trouver cet ascenseur que sont les bras de Jésus, et qui comme le dit Thérèse sont grand ouverts pour nous accueillir. C’est la petite voie, celle de ceux qui n’ont plus que les bras de Jésus comme espoir pour réaliser la vocation qui est inscrite par le Père au fond de leur cœur. Essayez, vous verrez que c’est simple mais ... pas si façile qu’il y paraît. Un secret : la foi. Jésus voit, il sait, il apprécie...


 Texte pour aller plus loin

Vous le savez, ma Mère j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas :j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager je me suis dit : le bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d’aller au ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un sièle d’inventions ; maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier ; chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Mois je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la sagesse éternelle : « si quelqu’un est tout petit qu’il vienne à moi ». Alors je suis venue devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu, ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel, j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : "comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai , je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux" Ah jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au ciel ce sont vos bras ô Jésus, pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus.

Voir aussi




Jésus fait tout...14 janvier 2007, par fulgence r‚pondre au message de fulgence
Merci P. Alexis pour cet article assez riche en enseignement.Il me fortifie énormement car je suis bien souvent tourné vers les réponses qu’à me poser les questions essentielles sur ma relation avec Dieu.