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Itinéraire spirituel de st Ignace

Pour apprendre à discerner les mouvements de l’esprit

Cet article a été fait à partir de notes d’un cours de spiritualité donné à l’USJ. Merci à Dominique Salin S.J. qui à été un merveilleux professeur.

L’itinéraire spirituel de st Ignace nous permet de comprendre ce que l’on appelle discernement des esprits. C’est un peu comme si Ignace avait été à l’école, non seulement pour lui, mais pour qu’il puisse nous enseigner comment trouver Dieu.

L’itinéraire spirituel de St Ignace est, pourrait-on dire, une sorte d’école que le Seigneur lui a fait vivre pour qu’il puisse aider les chrétiens modernes à trouver leur voie à la suite du Christ.

Dans l’histoire

Lorsque Christophe Colomb arrive aux Antilles, Ignace a 1 an, il est contemporain de Charles Quint (empreur d’Autriche Allemagne— Espagne) ; Ce qui explique la communication entre l’Espagne et la mystique flamande. C’est l’époque de François 1er, et Henry VIII. C’est l’époque Rabelais, Ronsard, Michel-Ange, Léonard de Vinci. Époque de grands génies. Ignace a assisté à la construction de la basilique st Pierre à Rome(début 1506). Luther est excommunié l’année-même de la conversion de st Ignace en 1521. Ignace, comme Érasme, pensait lui aussi que l’Église a un très grand besoin d’être réformée. Luther voulait faire des choses, Ignace, lui, pense qu’il faut commencer par se convertir soi même. Ignace est aussi à sa façon un réformateur. L’église des temps modernes, en réaction au luthéranisme est l’œuvre d’un concile : le concile de Trente. Le concile de Trente a commencé 5 ans après la création de la compagnie de Jésus.

Paysage intellectuel.

L’époque d’Ignace, au point de vue de la mentalité, c’est l’humanisme, époque aussi du baroque. Il n’aime pas les murs plats, il y faut des nuages, des anges joufflus, beaucoup de vie... ! Époque du théâtre... moment de l’affirmation de l’homme. Corneille fait dire à Cinna, « je suis maître de moi comme de l’univers, je le suis, je veux l’être » Tout l’homme moderne est dans ces deux vers, il s’explore lui-même, il explore son intériorité, il découvre un microcosme. Montaigne (un peu plus jeune que st Ignace) :« je suis moi-même la matière de mon livre ». L’homme s’enchante de son intériorité. Il ne connait pas encore l’inconscient, mais il découvre l’amour de soi, l’égoïsme ». Ce qu’au 17e on appelle « l’amour-propre ». (amor sui pour augustin). La Rochefoucauld http://en.wikipedia.org/wiki/Fran%C... découvre que le grand moteur de l’homme c’est son intérêt : même le moine, qui fait pénitence... cela lui fait plaisir cela lui donne une bonne image de lui même... il s’y retrouve, il en jouit... cela lui fait plaisir. C’est l’exploration de la vie intérieure, les psychologues sont les successeurs des directeurs spirituels.

Ignace Aristocrate

Petit aristocrate basque, rien ne le prédisposait à fonder les jésuites ordre complétement nouveau et qui a eu beaucoup de mal à se faire accepter. Des « religieux dans la vie » ne peuvent pas se réunir pour dire l’office. Il fondait un ordre religieux apostolique, et ne voulait pas être astreint à l’office. Il est fondateur d’un ordre nouveau, très nouveau. Mais il n’est pas fondateur d’une nouvelle spiritualité. Si on lui avait dit « vous fondez une nouvelle spiritualité » il n’aurait pas compris. La suite du Christ, l’Evangile... c’est Henry Brémond qui a classifié les choses... en décrivant les différentes spiritualités. Mais Ignace a créé un style spirituel , incarné par les jésuites et ceux qui ont suivi le mouvement.

Une vie gâchée par un boulet de canon

« Jusqu’à la 26e année de sa vie il fut un homme animé par les vanités de ce monde... » Un don juan, un administrateur civil. Lors du carnaval d’Aspetia il fut accusé d’une affaire en justice « crimes énormes perpétués de nuit avec préméditation par guet-apens et traîtrise » (on n’en saura pas plus mais on peut imaginer sans peine !). Là arrive la blessure, il est immobilisé et n’a sous la main aucun de ces romans de chevalerie à sa disposition qu’il aime tant. Dans la maison il y deux livres, « la vie du christ de Rudolphe le chartreux, et la légende dorée (vie de saints) » Rien de vraiment intéressant pour lui. Donc il lit et … il rêve... c’est la naissance de la spiritualité ignacienne, il bouquine et il rêve. Tantôt, après avoir lu la vie des saints il se projette dans st François et st Dominique, dans une vie héroïque. Il rêve d’exploits pour Dieu, il se livre à ces scénarios. A l’époque on avait le temps de rêver !! le soir... on faisait travailler l’imagination plus que nous (télé ordi ipod ipad laptop.) Il rêve aussi à des histoire chevaleresques, à ses conquêtes, à une femme qu’il aime. Quelque chose de décisif : il remarque que s’il rêvasse à des exploits mondains ou spirituels cela n’a pas les même conclusions.

Il rêve et s’observe en train de rêver ! Première leçon

Après les rêveries mondaines, agréables sur le moment, il se sentait sec et mécontent. Après les pensées spirituelles (aller pieds-nus à Jérusalem), il se trouvait consolé dans les pensées, mais il se trouve après « content et allègre ». Un jour ses yeux commencèrent à s’ouvrir. Tantôt je suis sec et mécontent, et tantôt je suis content et allègre. Saisissant par expérience qu’après certaines pensées était agité par deux esprits l’un du démon l’autre de Dieu. On pensait à l’époque que l’homme a des pensées (aristote) qu’il y a des pensées qui viennent de moi et d’autres qui viennent de l’extérieur. Des pensées sous forme de pulsion, humeur, tristesse / joie..., C’est les pensées qui viennent des esprits. Un esprit ou un démon, des êtres immatériels, anges qui entrent dans la tête et influencent. Socrate parlait de son démon ! Pour les chrétiens, les pères du désert, Antoine, avait compris que certains esprit viennent de Dieu et Satan. L’homme occidental était beaucoup plus proche de l’animiste africain que nous, nous sommes déformés par la science. Les esprits pour Ignace ont la même existence que pour nous les microbes, cela n’a pas de goût d’odeur, mais peut faire des ravages … ou du bien. Lorsqu’il dit esprit il croit vraiment à un esprit qui rentre dans la tête ou le cœur.

De nouveaux désirs et conversion

IL commence à penser à sa vie passée et comprend qu’il faut faire pénitence. Il trouve qu’il n’est pas à la hauteur. Il est temps d’apaiser la colère de Dieu. Le pèlerinage à Jérusalem ou à st Jacques est la première idée qui lui vient. Il lui faut quelque chose qui lui coûte. Il veut « faire comme les saints ». Plus que tout, il désire aller à Jérusalem avec autant de disciplines et d’abstinence qu’un cœur enflammé. Il veut faire des exploits pour Dieu. Les pensées d’autrefois disparaissent. Pour laisser place aux nouveaux désirs. Lesquels furent confirmés par une visitation. Il fait attention à ce qui se passe en lui. Il remarque l’alternance des affects qui nous viennent d’on ne sait où et qui nous traversent. Dieu nous invite à reconnaître son désir et le nôtre. Ce qu’Ignace doit encore découvrir c’est le désir de l’Autre en lui, celui de Dieu. Il a besoin de se mettre à l’écoute, non « faire des pénitences extraordinaire » (en cela continuer à s’écouter lui même et son désir de faire pour Dieu) Comme tous les nouveaux convertis il « veut faire des choses » pour Dieu. C’est son désir d’être vu, aimé, à la limite de se faire « remarquer »(par Dieu). Mais c’est le même désir qu’il avait de se faire remarquer par sa belle. C’est son propre désir qui a simplement changé d’objectif. C’est la première conversion. Il faudra encore beaucoup d’écoute pour entrer dans l’écoute de Dieu. La conversion est le changement de sujet du désir. Mais il n’écoute pas encore le désir.

Une grâce de confirmation

Confirmation : éveillé, il voit la Vierge et reçoit une très excessive consolation. Il demeure avec un dégoût des choses d’avant : il lui semblait qu’on avait enlevé de son âme toutes les images qui y étaient peintes avant. A partir de là, il n’eut plus aucun petit début de consentement aux choses de la chair. (voici un homme pour qui la sexualité ne pose plus problème suite à une expérience mystique).

Le pèlerinage qui s’arrête en route

Il quitte pour aller à Jérusalem, s’arrête à Monserat (monastère près de Barcelone), il fait la confession générale. Pendant trois jours, avec un moine français. Il laisse ses habits de gentilhomme et il revêt l’habit de mendiant. Il s’arrête dans le village de Maressa (non loin de là). Il interrompt le pèlerinage, et reste dans une chambre et une grotte ; pendant la journée il soigne les pauvres de l’hospice. Les gens de bonne volonté viennent pour soigner et nourrir les malheureux. C’est une année de retraite. Cela a été « ma primitive église ». Il trouve une forme minimale d’accompagnement spirituel. Il affronte le jeux des esprits et de son exaltation, il vit des crises de scrupules terribles ! (c’est là qu’il apprend à comprendre les règles qu’il met par écrit pour discerner les « esprits ») Il imites les rudesses des pères du déserts, d’une façon très excessive, il vit des pulsions suicidaires, il a été plus d’une fois proche d’aller se jeter dans le trou au fond de la grotte. L’homme qui prend conscience de ce qu’il est vit ce vertige. Il reste attentif à ce qui se passe en lui, il observe les tempêtes terribles et les moments de paix extraordinaires.

L’agitation d’un cœur tourmenté : le discernement

Pour Ignace, l’expérience spirituelle fondatrice se trouve dans l’année de Manresa. Les exercices sont la codification précise de son expérience afin de les transmettre à tous. A Manresa il fait l’expérience du travail des différents esprits. C’est à partir de cette expérience psychologique que nous saisissons la dimension spirituelle de notre vie. Dans la réalité de notre vie nous ne pouvons jamais dire ceci est de Dieu et ceci est psychique. Car notre relation à Dieu est toujours colorée de nos désirs nos peurs, nos conditionnements/ la psyché est comme un prisme, dans laquelle la lumière de Dieu se fait voir. Mais Dieu parle toujours à travers notre psychologie. A manresa il vit une vie de prière sans discernement : 7 heures d’oraison à la suite, des crises de scrupules. Il raconte en détail que son confesseur n’arrivait pas à le délivrer. Il avait décidé de ne pas manger de viande. Le confesseur lui a demandé de manger de la viande, et là il a commencé à être libéré intérieurement. Quand il a commencé à Manrèse, il menait sa vie à sa façon : il vivait tout d’une façon excessive et était poussé dans le désespoir « si pour être sauvé il faut suivre un petit chien, je suivrai un petit chien.. », mais lorsqu’il a commencé à écouter le confesseur, il est entré dans l’écoute et l’obéissance, la médiation. Il laisse ici la volonté propre et la quête de l’idéal.

La tentation de renoncer

Ignace a vécu le dégoût de la vie qu’il avait pourtant choisie avec beaucoup de force. « Je présume de mes forces, ce n’est pas pour moi c’est trop difficile ». Il découvre que, à cause d’une décision de refuser de s’alimenter de viande, il en vient à penser à renoncer au bon choix de vie qu’il avait fait en choisissant de devenir un mendiant de Dieu. Sa conclusion est simple, le diable est là dans cet excès. C’est alors qu’il commence à comprendre le Discernement des esprit. Celui qui progresse, le diable le mord en mettant des obstacles, des raisonnements des sophismes pour aller contre lui.

L’expérience des scrupules : le diable démasqué … n’a plus aucun pouvoir.

« Le Seigneur voulu qu’il s’éveillât comme d’un rêve » et, comme il avait déjà une certaine expérience de la diversité des esprits, il se mit à considérer « par quel moyen cet esprit lui était venu », ce désir d’arrêter (le bon genre de vie qu’il avait choisi). En réfléchissant, il fait le lien entre cela et les scrupules. Et décida alors de ne plus confesser aucune des choses passées. Première expérience de discernent spirituelle très fine. Pourquoi cette idée d’abandonner> cela vient des scrupules> l’idée d’abandonner vient du mauvais esprit donc les scrupules ne sont pas de bonnes pensées de pénitences mais bien plutôt un esprit mauvais qui s’est grimé en ange de lumière.

Bien examiner ses pensées

Ce que préconisera Ignace sera donc de suivre le fil des pensées, pour voir d’où elles viennent. « A la fin des pensées » (il faut dire affects) il lui vient certains dégoûts de la vie de sainteté et le désir d’abandonner. « Par quel moyen lui était venu cette idée » ? Il y a lien de « concomitance ». Scrupules > envie d’abandonner. Il part du fruit dans lequel il est et comme le fruit est mauvais (partir c’est le mauvais esprit) il conclut que cela fait plusieurs semaines qu’il est en train de se torturer l’esprit. ll décide donc d’arrêter tout, car il a identifié le piège démoniaque. C’est le mauvais esprit. « une fois qu’il est démasqué, il est paralysé ». Il décida avec une « grande clarté » de ne plus confesser aucune des choses passées. Il est dans une démarche de foi, et donc il croit que tout ce qu’il vit est en rapport avec sa vie de relation a Dieu. Tout son vécu psychologique est assumé dans un acte de foi. Il croit que ce qu’il vit fait partie de sa relation à Dieu. Et lorsqu’il voit clair : il choisit de suivre le bon esprit et de contrer le mauvais. Il a appris que ce qui lui semble bien n’est pas toujours ce qui lui semble. L’esprit de Dieu se conduit comme un maître d’école. C’est Dieu lui même qui dirige et enseigne. Ce qui se passe à Manrèse, c’est Dieu qui le dégrossit. Manrèse est le lieu fondateur de son expérience. C’est un face-à-face avec Dieu, imprudent. C’est la folle générosité de l’amour. Mais pas un chemin à conseiller. (et d’ailleurs lui même le déconseillera) Dès que l’on parlait à l’époque de « relation directe » avec Dieu, on était en danger de l’inquisition (aujourd’hui il n’y a plus d’inquisition … mais allez dire à votre curé que Dieu vous a dit quelque chose !!!). Il a toujours pensé que Dieu lui-même pouvait enseigner directement sans passer par l’institution. Il s’est converti en lisant la parole de Dieu. Bien sûr, il n’a pas refusé l’institution ni les sacrements. Toute sa vie il s’est battu pour faire accepter cela et pour faire accepter les exercices. Une personne qui fait seulement les oraisons 5 fois par jour, sans enseignements des prêtres et de l’institution peut-elle connaître la volonté de Dieu ?.. il y avait de fervents opposants aux exercices. Toute sa vie il a été suspecté « d’illuminisme », cependant il continue à croire à la révélation de la grâce « en moi », au fait que Dieu parle « en moi ». Dieu me parle à travers ma psychologie.

Manrese une école

Pour conclure manresa, on peut dire qu’à la fin de cette année, les éléments essentiels de ce que l’on appelle la spiritualité ignacienne sont en place. Cette spiritualité a déjà en elle même les caractéristiques d’une pédagogie spirituelle. Ignace, vient de faire une véritable expérience de pédagogie spirituelle dont il a été à la fois le sujet et l’observateur. Il vit quelque chose d’important et s’observe en train de le vivre. Et il note par écrit. Désormais, Ignace peut faire bénéficier d’autres personnes de son expérience de Dieu. En leur épargnant les excès et erreurs dans lesquelles il est lui même tombé. C’est une expérience de pédagogie. « Dieu l’enseignait comme un maître d’école ». Son expérience spirituelle est comme une école. Les enseignements qu’il a tirés, il les a écrits. C’est là le noyau des exercices. Apostolat. « Il commençait à s’entretenir des choses spirituelles avec les gens ». Très rapidement Ignace se sent appelé à « aider les âmes ». La forme que prend sa vocation, c’est cela : « aider les âmes ». Un apostolat par la conversation. Il les aide en leur parlant de ce qu’il a expérimenté. « Peut être auriez-vous intérêt le soir en fin de journée, à relire un peu vos affects de la journée, qu’est ce que vous avez éprouvé comme désir, tristesse, angoisse, frustration » pouvez-vous reconstituer à « propos de quoi » vos affects et vos pensées, relisez cela et vous allez peut être découvrir que Dieu vous parle dans ces choses. « L’examen » qui n’est pas « l’examen de conscience », c’est le tamis pour recueillir la pépite d’or, le crible pour faire ressortir ce qui est signe, don de Dieu. Dans nos vies, il y a les signes.

Pèlerinage à Jérusalem …

Après manrèse, il veut toujours aller à Jérusalem pour aller imiter Jésus-Christ sur place (toujours un peu extrémiste) , mais en tout cas plus pour aller en pénitence de ses péchés. Il y va pour le service des âmes, du pèlerinage intérieur. Après la retraite de manrese l’objectif a changé. Mais si les Turcs acceptent de laisser passer les pèlerins, il leur est interdit de rester ! Il décide donc de faire des études, à Barcelone. Mais il mendiait toujours. Il suit à 33 ans, avec des enfants, les cours de latin. Il pratique la « conversation spirituelle » mais très vite le mendiant de 33 ans, est remarqué... et il a un apostolat auprès des femmes qui en retour s’occupent de lui (financièrement parlant).

Etudes à Paris

Il réunit quelques disciples, hommes. Il suit la faculté des lettres, les arts. Certains portent une tenue, il fait faire aux gens des exercices spirituels, il leur apprend à « faire attention à la vie intérieur ». Il a un charisme pour amener la conversation sur les chose importantes. Cela attire les soupçons du clergé local et de l’inquisition. Un laïc qui n’a pas étudié ne peut pas enseigner. Il fait plusieurs séjours en prison. Il est sous une interdiction d’enseigner. Il décide d’aller à Paris pour étudier. C’est une université moderne. Il y passe 7 ans, il à 37 ans. Se remet au latin, puis le cours des arts libéraux, et là il intéresse les jeunes étudiants : Xavier, Pierre Favre, ces jeunes gens sont fascinés, il leur propose les exercices spirituels. Xavier se méfiera beaucoup. Pour des raisons politiques aura du mal à faire confiance. Les camarades font vœu de pauvreté (donc ne peuvent plus devenirs plus professeurs de théologie), on vivra d’aumônes, puis on vivra à Jérusalem pour aider les âmes. Ils s’engagent par vœu dans la chapelle st Denis. Si on ne peut pas aller à Jérusalem, on ira se mettre à la disposition du pape et il nous enverra là ou il veut. Nous voulons simplement être des « prêtres honnêtes », pas attachés à un diocèse mais obéissant au pape. Il font le Catéchisme dans les rues, la prédication si les prêtres de paroisse acceptent, s’occupent des pauvres dans les hospices et la conversation spirituelle avec tous, ils proposent les exercices spirituels. L’enseignement est en direction des pauvres des rues. A Rome enfin, ou il restera quasiment tout le temps, il fonde la compagnie de Jésus. Il écrit beaucoup de lettres et fait donner les exercices. C’est le Pape qui lui donnera des missions pour les premiers Jésuites.

Ecrit par alexis

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