Génados Mourani (1927-1959) est un religieux de l’ordre alepin libanais maronite (l’ordre mariamite maronite). Sa vie qui n’a duré que 32 ans trahit une sainteté qui a été un chef d’oeuvre de la grâce. Homme de chair et de sang, sa vie a été un combat de la foi et une recherche incessante de l’Amour. La paix y régnera définitivement avec une grâce mariale et le secours de la petite voie de l’enfance spirituelle de la petite Thérèse. Génadios sera donc le disciple de la petite Thérèse mais plus encore son fils, pour devenir davantage fils du Père céleste.
La correspondance du Père Génadios a été éditée dans les années 70, dans un livre intitulé « Nachid alhoub, rasè’il rahib min achark » ( traduit en français sous le titre « Le chant de l’amour, lettres d’un moine d’Orient »)
Génadios laisse transparaître dès ses premières lettres le désir de sainteté qui habitait tout son être. Mais le grand intérêt de sa correspondance est de révéler le nouveau regard qu’il porte progressivement sur Dieu, sur lui-même et sur les autres, ainsi que sur la sainteté, regard affiné au fil des jours par son expérience de Dieu et celle du chemin de l’enfance spirituelle.
Le combat de Père Génadios pour la sainteté a été un combat de tous les jours, d’un homme qui a su laisser la grâce le transformer. Voici ce qu’il dit à ce propos : "Il m’a semblé, ce matin, en considérant mes nombreux défauts et en les montrant à Dieu, il m’a semblé entendre la voix du Christ qui me dit : Je n’ai pas besoin de sainteté angélique, moi ; j’ai beaucoup d’anges dans mon ciel ; mais j’ai besoin de sainteté humaine qui n’exclut pas les défauts et les faiblesses, les chutes, les pleurs ; c’est justement de faiblesses, de défauts, de chutes, de pleurs que j’ai besoin pour les sanctifier et les purifier. Eh bien ! en avez-vous à me donner ? - J’en ai beaucoup, Seigneur, lui dis-je tout consolé... »
Quelques jours plus tard il écrivait : « Il y a déjà quelques années, (...) je disais, sans comprendre le sens de mes paroles : Je deviendrai un saint. Mais aujourd’hui, après plusieurs années, je dis : Je ne sais pas ce que je deviendrai. Je ne sais pas ce qu’est la sainteté, (...) je n’ai plus de mesure entre les mains, pour les choses spirituelles, j’ai constaté par expérience que la mesure de Dieu est étonnante et étrange, (...) que la sainteté est un abandon aveugle à la Providence et que je vais, dans une obscurité épaisse, ne sachant où je suis ni où je vais, (...). Mais je sens que ma main est dans la main de Dieu et que je vais là où veut sa Providence. Je ne sais donc pas dans quel lieu je suis arrivé (...). Je me contente de dire : je m’efforce de vivre dans la simplicité, entre les mains de Dieu. Je crois que je marche sur la route. Je ne veux pas dire la route de la sainteté, non, mais la marche vers Dieu, en compagnie de Dieu, pour arriver où Dieu veut. » Il est parti tôt rejoindre celui qu’il a voulu aimer et servir comme un fils.
Je vous demande de prier activement à l’intention d’une famille qui souffre atrocement.
Priez pour les parents pour que Dieu les éclaire et surtout pour les enfants qui sont les premières victimes des erreurs des adultes.
Que l’enfant Jésus leur apporte le soulagement de leurs souffrances, le courage de les dépasser et la Paix par le mystère de son incarnation.
Priez aussi pour ceux qui essaient de les aider. Que Dieu leur donne la force et le discernement.
Merci