Pélerinage au Liban, une aventure spirituelle.
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Dans cet article:
Michel, religieux, témoigne de son incapacité à vivre la petite voie... et pourtant, confiance...

Confiance.
C’est la confiance et rien que la confiance qui nous conduira à l’amour. C’est ce que découvre Michel, il n’a pas la force de Thérèse mais la confiance... peut le mener jusqu’à elle...
Michel, religieux, témoigne de son incapacité à vivre la petite voie... et pourtant, confiance...

 5 Une confiance à faire tomber les murs de Jéricho

Témoignage Pensée de Michel, religieux. La petite Thérèse est-elle imitable ? Elle parle de sa « petite voie », mais nous la voyons souvent comme une spécialiste du sacrifice. Le moins qu’on puisse dire c’est qu’on aimerait bien avoir 1/100 de la force qui habite cette faiblesse !! Bien qu’engagé dans les trois voeux, bien qu’ appartenant à une communauté fervente, je ne peux que me rendre compte de l’incapacité dans laquelle je suis. Prier, offrir, se taire pour laisser vivre les autres, tout cela va de soi par moments... mais à d’autres je n’y parviens pas. Pendant plusieurs mois je donne du temps aux autres avec joie, en les recevant, en leur rendant des services, et par moments l’idée même de laisser mon travail pour aider un frère me paraît difficile, je peux même rester enfermé dans mon bureau à faire des futilités, laissant les autres s’affairer. Il me semble que le sacrifice soit encore trop difficile pour moi dans ces temps-là, il ne me reste que la confiance que le Seigneur voit, sait, et que finalement il ne m’en tient pas rigueur. Je crois que ce que Thérèse a découvert, c’est qu’ il n’y a que dans cette expérience de ma faiblesse, presque écoeurante que je peux vraiement m’abandonner à la confiance. Car je n’ai aucune issue. C’est peut-être cela la grande leçon. La question qui se pose ici, c’est de savoir si la faiblesse de Thérèse est comparable à la nôtre ou bien si elle est une de ces consciences de faiblesse qu’ont les saints, qui se voient pauvres parce qu’ils ne contemplent plus ce monde mais le royaume de Dieu... et que le contraste les saisit. L’enjeu c’est ... ma faiblesse, celle qui fait ma honte, me martyrise intérieurement, peut-elle vraiment servir à faire de moi un ami de Jésus ?


 Citation :

« A peine entrée dans le confessionnal, je sentis mon âme se dilater. Après avoir dit peu de mots, je fus comprise d’une facon merveilleuse et même devinée... mon âme était comme un livre dans lequel le Père lisait mieux que moi-même. Il me lança à pleine voile sur les flots de la confiance et de l’amour qui m’attiraient si fort mais sur lesquels je n’osais avancer... il me dit que mes fautes ne faisaient pas de peine au bon Dieu, que tenant sa place il me disait de sa part qu’il était content de moi. »


 Point d’attention.

Phase un : Prendre conscience de ce qui tue la confiance. Cette parole du Père confesseur à Thérèse, est une parole de vie, de délivrance. Il est très clair ici que Thérèse hésitait à faire confiance à cause de ses fautes... comme toi aussi peut-être, ce qui te manque n’est pas d’éliminer les fautes mais de Lui faire confiance... Il nous faut prendre conscience que nous sommes paralysés par la peur. Peur de mal faire, de n’être pas au niveau, peur de ne pas être digne.

Michel dans son témoignage nous dit la culpabilité qu’il ressent quand il « reste dans son bureau » alors qu’on s’agite autour de lui. Cette culpabiltié entretient en lui une mauvaise ambiance qui le coupe encore plus des autres. C’est une sorte d’apitoiement sur soi-même que l’on rencontre souvent chez le pénitent qui vient se confesser. Ceci est un obstacle à la vraie confiance.

Phase deux : et faire confiance. Faire confiance, c’est se décentrer de soi, (s’apitoyer sur soi, c’est ne penser qu’à soi), pour se centrer sur Dieu. N’est-il pas le Dieu de miséricorde, n’est-il pas le pardon, n’est-il pas autre que l’idole intérieure que j’ai construite dans ma psychologie. Se centrer sur Dieu ne peut se faire que dans un acte de foi, c’est ce qui est admirable chez Thérèse, c’est qu’elle vit dans un monde de foi. On a l’impression, en la lisant, que pour elle le ciel est évident, ce n’est qu’une impression bien sûr, mais cela nous fait mesurer qu’elle ne tire pas sa force de ses vertus morales. Elle tire sa force de sa confiance en la bonté du Père pour elle. C’est ici qu’elle est imitable. Imitons sa confiance, même s’il nous semble que nous ne pouvons imiter sa vertu... Essayez, vous verrez que c’est simple mais ... pas si façile qu’il y paraît. Un secret : la foi. Jésus voit, il sait, il apprécie...


 Texte pour aider à prier

je ne puis pas dire que j’ai souvent reçu des consolations pendant mes actions de grâces, c’est peut être le moment où j’en ai le moins.. je trouve cela tout naturel puique je me suis offerte à Jésus non comme une personne qui désire recevoir sa visite pour sa propre consolation, mais au contraire pour le plaisir de celui qui se donne à moi. Je me figure mon âme comme un terrain libre et je prie la ste Vierge d’ôter les décombres qui pourraient l’empêcher d’être libre, ensuite je la supplie de dresser elle-même une vaste tente digne du ciel et de l’orner de ses propres parures et puis j’invite tous les saints et les anges à venir faire un magnifique concert. Il me semble que lorsque Jésus descend dans mon coeur qu’il est content de se trouver si bien reçu et moi je suis contente aussi... tout cela n’empêche pas les distractions et le sommeil de venir me visiter, mais au sortir de l’action de grâce, voyant que je l’ai si mal faite je prends la résolution d’être tout le reste de la journée en action de grâces... vous voyez , ma Mère chérie, que je suis loin d’être conduite par la voie de la crainte, je sais toujours trouver le moyen d’être heureuse et de profiter de mes misères. ... sans doute cela ne déplaît pas à Jésus car il semble m’encourager dans ce chemin. ... Un jour, contrairement à mon habitude, j’étais un peu troublée en allant à la communion, il me semblait que le bon Dieu n’était pas content de moi et je me disais "ah, si je ne reçois aujourd’hui que la moitié d’une hostie, cela va me faire bien de la peine, je vais croire que Jésus vient comme à regret dans mon coeur. Je m’approche...oh Bonheur ! pour la première fois de ma vie, je vois le prêtre prendre deux hosties bien séparées et me les donner ! ... Vous comprennez ma joie et les douces larmes que j’ai répandues, en voyant une si grande miséricorde. (manuscrit A 80r°)




> Confiance.26 octobre 2005, par Hugues r‚pondre au message de Hugues

Pour garder la confiance il faut se dire que nous sommes sur le chemin de ce que nous voulons accomplir et que si ça ne marche pas du premier coup c’est que si c’était facile ça ne nous demanderait aucun effort de volonté ça n’aurait pas la même valeur ! et qu’on a toute la vie pour parvenir à nos objectifs spirituels et qu’être un saint, c’est s’atteler à la conversion ce qui est une sacrée tâche !

Il faut aussi savoir célébrer dans notre cÅ“ur des moment de joie quand nous progressons vers la perfection, même des tout petits pas ! au moins autant que nous nous atristons lors de nos chutes !

Bon courrage à toutes et à tous.